jeudi 3 février 2011

Harlequin forest

Début d'année exceptionnel avec achat, vente, travaux, partiels, déménagement, concours... on est déjà en février je n'ai rien vu passé hélas et que je suis chargé tel un coolie.
En attendant une réouverture prochaine des écrits (genre dans 2 mois au mieux) un petit texte produit pour un défi sur un forum sur le thème de la forêt. Enjoy comme disent les anglais.




Le vent se lève et se met à souffler. Le grand séquoia sent ses feuilles qui commencent à vibrer sous l’action de la brise. Jonas est un séquoia. Grand, majestueux, s’élevant vers les cieux. Il est tranquille parmi ses confrères. Peu d’arbres atteignent sa hauteur dans la forêt si ce n’est les grosses masses grises qui semblent percer le ciel .mais ceux là ne parle pas avec Jonas. Ile ne parlent avec personne d’ailleurs. Jonas pense qu’ils sont morts depuis longtemps mais tous ne se sont pas encore écroulés malgré leur état de délabrement. L’agonie doit être terrible.

Le vent se lève et Jonas frémit. Pas seulement à cause de l’action du souffle mais plus par ce qui est porté par le souffle... Un souffle mauvais qui fait mal à Jonas.
Le séquoia a peur aussi de la puissance… Ses racines ne sont pas profondes et même si la terre grise est robuste- Jonas a mis des années à s’extraire et à se développer dans cette forêt- elle risque de ne pas l’être assez pour retenir le séquoia si le vent se met à souffler trop fort.
Ce vent… ce vent de mort pour les arbres tel que Jonas mais pas seulement.
Un vent que Jonas appelle la Double Mort. La mort qui vient dans le souffle et le souffle qui porte la mort.

Cela fait… combien de temps déjà ? Lorsque Jonas tout petit commença à grandir, le vent portait déjà la mort en son haleine. Une mort lente et invisible comme le vent. Un Souffle de mort qui empoisonna Jonas et ses frères et qui tua aussi tous les autres habitants de la forêt.
Pendant quelques temps Jonas vu passer quelques formes se déplaçant sur deux ou quatre pattes qui passaient à travers la forêt. Il sentit quelques temps des oiseaux voleter et se poser dans ses branches.
Mais ils finirent tous par partir ou par tomber fauché par la Double Mort.
Jonas reste donc seul avec ses frères qui ont poussé comme lui à travers la terre grise au milieu des immenses arbres morts gris.
Jonas est triste de ne pas avoir pu discuter avec ses arbres grands, plus grands que lui… Leur savoir et leur sagesse devaient être aussi immense que leur taille. Jonas se demande des fois si c’est la Double Mort qui les a terrassé.

Et voilà que le vent redouble d’effort et se met à souffler de plus en plus.
Le bruit des maigres feuilles restant sur Jonas et ses frères se fait à peine entendre tant le passage de la Double Mort empli la forêt.
Jonas sent son tronc balancer, poussé par la pression de la Double Mort.
Son corps est faible... Son corps comme tant d’autres est affaibli par la mort porté par le souffle.
Ses racines commencent à percer d’au travers la terre grise…

Le vent souffle et souffle.
Jonas tente de lutter conter les rafales violentes qui s’abattent sur lui. Lui qui est si grand et si exposé…
Si exposé et si fatigué.
La terre grise se fissure et craquelle. Jonas n’en peut plus... Lui qui a vu tant d’années passer…son tronc en est la preuve. Il a vu cette forêt se développer, jaillir de la terre grise au milieu des arbres morts géants. Il a vu les derniers bipèdes s’écrouler, vomissant du sang. Il a vu les oiseaux tomber du ciel, les œufs morts nés dans les nids dans ses branches.
Et il a vu aussi nombre de ses frères tomber aussi sous le souffle de la Double Mort.
Jonas est fatigué… Il ne peut plus lutter, il le sait. Le vent est trop fort pour lui.

Et dans un monde ravagé par l’holocauste nucléaire, qui peut entendre l’arbre Jonas tomber au milieu de la forêt ?

lundi 6 décembre 2010

Used

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas posté ici (y a t'il quelqu'un d'ailleurs autre que moi qui s'en soucie ?).
L'année touche à sa fin presque et je n'ai rien vu passé... Si peu de concret et pourtant tellement de choses de faites. des voyages , des rencontres (Michaël Moorcock gah...), des sorties, des expos, des beuveries, des films des matchs de catch arbitrés ou pas...

En ce mois de Décembre, froid et neigeux (encore qu'aujourd'hui il pleut plus qu'il ne neige.. temps de merde...), je me trouve à essayer de relancer encore la machine... des projets divers et variés à concrétiser un tant soit peu (Hum hum).
Mais bon un petit spectacle sympatoche, un mémoire à commencer à travailler, un lecteur dézonné au moins pour les dvds (tant mieux mon criterion de videodrome est happy comme mes hitchcock). Quelques achats (du tarkovski enfin pas cher) du star one de Lucassen, du Opeth et du Ange dernièrement même si je dois par manque de place et d'intérêt apprendre à me limiter sur l'achat compulsif.
On va essayer de se remettre à écrire un peu mais la fin d'année et surtout début d'année prochaine risque d'être tumultueux.
C'était histoire de ne pas laisser le mois de Décembre seul au mileu de la petite neige qui est tombée... Oui il fait froid mais jamais autant que quand on est dehors et puis au moins on espéra qu'à défaut d'éviter les humains (ce qui ne sera pas le cas on ne le sait que trop bien), le froid niquera au moins les insectes.
"the meek shall inherit the earth" adapte t'on des béatitudes. Personne n'a imaginé qu'il parlait des cafards hein ?

mercredi 15 septembre 2010

Is it really happening ?

Tina Okpara sort un livre le 9 septembre "Ma vie a un prix" où elle raconte l'enfer qu'elle a vécu entre 2001 et 2005 chez un ancien footballeur du PSG et sa famille.

Mon but n'est pas de faire une critique du livre (que je n'ai pas lu) ni de parler de l'esclavagisme et la cruauté qui existe malheureusement encore sur notre territoire.

Malgré le caractère horrifique de ce qu'aurait subi Tina aux mains de ses parents adoptifs, ce qui m'a marqué, c'est que tout cela c'est passé à coté de chez moi.
Dans deux villes que j'ai habité à la même période.

Alors non je n'étais probablement pas un voisin direct et je ne connaissais pas ces personnes mais je me suis pris à penser à tous ces moments de vie, de promenades où il est possible que mes pas m’aient amené la maison où cette fille a subi ses terrifiantes années de soumission et de brutalité.

Comme lorsque l'on se promène sur un vieux site archéologique où l'on s'imagine voir vivre des gens qui ont aimé, vécu, construit des choses à cette endroit, je me demande maintenant comment je peux vivre dans une ville, un quartier et ne pas imaginer ce qui se passe sous les volets des maisons de gens qui sont sensés être civilisés et fréquentables ; de se dire que dans les caves de ces belles maisons, il se trouve peut être des gens qui souffrent et sont violentés et torturés. Tout cela a un coté presque irréel, d'imaginer que ça ait pu se passer ici.

L'horreur ne semble jamais aussi proche et réelle que lorsqu'elle frappe à notre porte.
En espérant surtout ne jamais être aveugle à elle.

Wave of mutilation 2

Entendu sur France Inter suite à l'évacuation de la tour Eiffel hier soir.

Deux alertes à la bombe ont forcé l'évacuation, entre autre, de la tour Eiffel et de son restaurant de luxe où l'attente pour une table est parait-il très long.(Je parle bien sûr au niveau des réservations)
Une femme, visiblement déçue d'avoir raté une gastronomie pas suprême à un tarif qui n'a d'égal que la vue, n'a eu que ça à déclarer : "des alertes à la bombe y en a tout les jours et y a jamais de bombe." (J’avoue que mes citations ne sont hélas que de souvenir).

J'avoue des fois être dépassé par ce que les gens sont capables de sortir surtout à travers les médias.

Wave of mutilation 1

Entendu sur France Inter à propos de l'exposition des oeuvres de Murakami au château de Versailles.

" Je suis horriblement outrée'

Ben oui la pauvre versaillaise qui voit les oeuvres manga de Murakami dans le luxe de la galerie des glaces.
"Ça n'a pas sa place à Versailles". Oui probablement, je doute que les gestionnaires du château ne voit pas le coté 'rien à voir' graphique des oeuvres.

Et donc on a des pétitions et des meurtrissages de poitrail emperlé à cause d'une exposition temporaire de 3 mois... Ce n'est pas comme si ça allait rester là ad vitam, ce n'est pas comme si ces personnes n'étaient pas obligées d'aller à la galerie des glaces tous les deux jours non plus.

Les seuls à plaindre doivent être les touristes japonais qui pour le coup risquent de ne pas être suffisamment dépaysés.

http://www.chateauversailles.fr/news-/events/expositions/murakami-versailles-en

jeudi 9 septembre 2010

Start The Fire



Je dois avouer en toute sincérité être souvent dépassé par le potentialité de l'être humain.

Je ne comprends même pas pourquoi ce pasteur veut bruler un texte sacré.
A part pour mettre le feu aux poudres, déclencher une 10éme croisade et rétablir les guerres de religion et la très sainte inquisition, je ne vois pas en quoi cette généralisation stupide et incongrue peut faire.
Mettre tous les intégristes au même rang que les modérés d'une même religion est forcément d'un abyme de connerie, comme il le serait de condamner tous les chrétiens pour quelques intégristes décérébrés.
Et si on lui brulait sa bible sous le nez , que ferait-il ? Il pense que les gens en face, même si leur religion est pas la bonne (vu que c'est la sienne la bonne hein ?) ils ne vont pas réagir comme lui au final ?

Ladies and gentlemen... I give you religion !
So we may all leave in pieces.... sorry.... live in peace.

mardi 10 août 2010

On the sunny side of the street

De retour d'un petit périple irlandais d'une dizaine de jour. Découverte d'un pays merveilleux tout en nuances de vert. A la fois rocailleux, doux, plaines et collines, monts et plages, marécages et rochers. Des gens gentils et accueillants qui vous demandent comment ça va, de la Guinness, des oeufs au bacons, des scones à la confiture, des animaux par paquet de 100 (moutons, vaches, chats, chiens, poneys, ânes poissons sautants, oiseaux divers et même un renard.).
Tout n'est que beauté calme luxe et volupté. En plus il fait bon et il pleut régulièrement que demande le peuple.
J'avais l'impression d'être à la maison.
Bon sinon il va falloir remettre le pied à l'étrier de cravacher de plus belle... Cette année risque d'être déterminante.

Onward !



Et un souvenir de Cannes en retard .