Forcément il pleut. A verse. La longue queue des chars de la Gay pride -la fierté des homos lesbiennes bi trans et trav-oeuf-jambon-fromage et plus si affinités, se met en branle.
J’arrêterai là les sous entendus graveleux mais il fallait en faire.
Car raconter une Gaypride c'est embrasser tout un spectre large de l'être humain avec ses contradictions, ses espoirs, ses rêves, ses extravagances. C'est un moment rempli de colère, de joie, d'indignation et d'espoir.
C'est sobre et exubérant.C'est chaste et terriblement sexuel aussi. Poétique et mouillé et suintant (et pas qu'à cause de la pluie)
Il y a quelque chose de magique à voir regarder, même en voyeur la parade. Ces personnes qui bravent la météo et le regard de leurs concitoyens. Car dedans comme dehors, sur le trottoir ou sur le pavé il est difficile de savoir qui est qui et qui pense quoi.
Certains sont sympathisants, d'autres curieux, d'autres fétards.
Certains sont politique et miltants. D'autres sont festifs et rebelles.
Difficles pour certains de savoir s'ils sont homosexuels ou juste sympathisants.
Ces jeunes sont ils là pour la fête, la musique, l'ambiance ou n'y a t'il pas un peu ou beaucoup de convictions.
Il y a les chars politique, l'eau de Paris, les sportifs, la RATP, les flics, les juifs. on a des voisins qui passent (4 belges, des néerlandais).
Il y a les gouines, les Bi, les trav classes et sublimes ou vieux et assumés. Des lesbiennes en soutien gorge ou seins nus. Une femme en fauteuil roulant avec son chien, les lesbiennes des îles, les affiliés Goth.
Des papillions géants, des wonder woman-He, des esclaves en latex, des uniformes, des tenues extravangantes et des talons de 12 au moins.
Les messages placardés, slogans de révolte et cris d'espoir. Des personnes communes qui marchent avec ou sans revendications.
PMA et adoption tiennent le haut du pavé des revendications cette année.
On affirme sa différence, on réclame le droit d'être comme les autres. Devant moi défile toute la beauté de l'être humain avec ses contradictions.
Il est touchant de voir tous ces gens défiler pour des raisons qui leur sont propre. Tous réunis malgré des buts différents bien qu'un peu similaires. Se battre dans la joie malgré les souffrances pour faire avancer ses droits et ses envies. Envers et contre les préjugés, les regards de travers et les murmures, les lois, l'Histoire et la religion, la haine, la peur de la différence. Faire briller chaque vie comme une flamme, imparfaite et vacillante.
Et je n'ai jamais vu autant d'arc-en-ciel scintiller sous la pluie que ce jour là.
dimanche 29 juin 2014
samedi 21 juin 2014
Dimensionaut (Reprise de footing)
On étire les jambes, on enfile un TShirt et l'on repart en direction de la plus belle vue de Paris sous un soleil de plomb alors qu'il est à peine 8H30. La cité est déjà très active.
Un quartier que je vais essayer de ne pas quitter, car il est rempli de vie et de rencontres.
Courir et arriver en surplombant Paris et découvrir un couple d'Asie en tenue de mariage profitant du relatif calme et de la splendide luminosité pour enchainer les postures élégantes sous le regard amusé de la statue d'un patricien romain tout de blanc vêtu et à l'accent difficile à replacer.
Croiser des habitués qui montent et descendent sans fin.
Dire bonjour à Dominique Pinon qui part en vacances (ou en tournage).
Sourire à la cigarette du même nom fumée par un jeune adolescent russe qui reste bien 3- 4 marches derrière le groupe dont il fait parti.
Voir les jeunes marcher, leurs verres qui se renversent sur le sol , et se faire interpeller par les condés garés 2 mètres plus loin.
Redescendre et voir une jeune demoiselle sortir, l'air hébété, mi endormie, mi alcoolisée de la soirée de la veille, qui s'échappe et s'enfuit dans la rue.
Découvrir de nouveau coin plus populaires, plus encombrés, plus vivants aussi alors que la grande recherche commence à peine.
J'ai encore l’impression de découvrir encore cet arrondissement et j'espère continuer d'aimer ce que je découvrirai encore avec mes prochaines pérégrinations.
Un quartier que je vais essayer de ne pas quitter, car il est rempli de vie et de rencontres.
Courir et arriver en surplombant Paris et découvrir un couple d'Asie en tenue de mariage profitant du relatif calme et de la splendide luminosité pour enchainer les postures élégantes sous le regard amusé de la statue d'un patricien romain tout de blanc vêtu et à l'accent difficile à replacer.
Croiser des habitués qui montent et descendent sans fin.
Dire bonjour à Dominique Pinon qui part en vacances (ou en tournage).
Sourire à la cigarette du même nom fumée par un jeune adolescent russe qui reste bien 3- 4 marches derrière le groupe dont il fait parti.
Voir les jeunes marcher, leurs verres qui se renversent sur le sol , et se faire interpeller par les condés garés 2 mètres plus loin.
Redescendre et voir une jeune demoiselle sortir, l'air hébété, mi endormie, mi alcoolisée de la soirée de la veille, qui s'échappe et s'enfuit dans la rue.
Découvrir de nouveau coin plus populaires, plus encombrés, plus vivants aussi alors que la grande recherche commence à peine.
J'ai encore l’impression de découvrir encore cet arrondissement et j'espère continuer d'aimer ce que je découvrirai encore avec mes prochaines pérégrinations.
mardi 3 juin 2014
the fifth extinction ( Ou bienvenue dans le monde d'auto-euthanasie )
Tout à une fin. Mors ultima ratio comme dirait les pages
roses du dictionnaire.
A plus moyenne ou longue échéance mais tout est sensé se
finir.
Mais rien ne se perd ou se crée, tout se transforme. Et pourtant
il faut se rendre à l’évidence. Il existe des choses qui ne perdureront pas
mais qui laisseront place à d’autres choses.
Et il est de bon aloi d’essayer de conserver et de faire perdurer
les choses tant qu’elles sont là, pour en profiter jusqu’au bout.
Mais il y a aussi des cas où il est bon de se demander si
c’est utile de le faire. Utile de tirer la corde jusqu’à l’épuisement.
Il a des fois où il
faut apprendre à laisser aller. Ne pas persister bêtement.
Et ce n’est pas évident lorsque l’on a construit sa vie avec
elle, que c’est devenu un pan nécessaire dans notre vie.
Coûte que coûte, on s’accroche, on ne veut pas lâcher,
laisser partir. On a toujours cet espoir qu’un miracle va arriver et changer la
donne. On a beau te dire que c’est fini, qu’on savait depuis longtemps qu’on en
arriverait là, l’esprit humain, indomptable et rebelle, refuse d’abandonner.
Continue d’espérer.
On continue à croire et à lutter, même si l’on sait que
c’est dans un futur proche (que l’on souhaite le plus lointain en fait) que la
fin ‘définitive’ arrivera.
Et lorsque l’on est dans ces derniers moments, la lente
agonie qui dure et qui dure.,on essaye de se voiler la face, de croire que ça
peut changer, que quelqu’un quelque part
va trouver quelque chose pour sauver la situation et le reste du monde au
passage.
La survie ne tient qu’à un précieux fil qu’Atropos tient
entre ses mains racornies.
Le ciseau se rapproche du goutte-à-goutte, de cette perfusion
qui maintient en vie.
On n’arrive pas à se résigner, à accepter que ce soit fini,
qu’il faille passer à autre chose. Accepter de laisser partir dans les ténèbres
une partie de sa vie, une partie qui semble si vitale et importante. Ce n’est
pas facile et il faut lutter contre cet espoir fou, cet attachement que l’on a
et qui nous pousse à retarder artificiellement l’échéance.
Peut être un jour on trouvera une autre solution, quelque
chose pour remplacer, à mettre en place pour ne plus à avoir à subir une longue
et lente agonie, cette fin inéluctable que l’on repousse au lointain.
Un jour, peut être, on acceptera de terminer cette attente
de nous même. De ne pas attendre de finir dans un misérabilisme en tentant crânement
de vouloir maintenir en vie tout cela.
Un jour ; j’espère proche ; on acceptera avec sérénité de laisser mourir, de faire mourir et de prévoir l’après, l’après acharnement « thérapeutique » qui fait que l’on maintient en vie ce qui est destiné à mourir et ne pourra pas être sauvé.
Un jour ; j’espère proche ; on acceptera avec sérénité de laisser mourir, de faire mourir et de prévoir l’après, l’après acharnement « thérapeutique » qui fait que l’on maintient en vie ce qui est destiné à mourir et ne pourra pas être sauvé.
Que l’on laisse mourir l’automobile à essence bordel.
lundi 26 mai 2014
Politics (ou les lendemains de soirées électorales)
Where do we
go from here ?
Lendemain de soirée électorale. Et que ça s’éparpille
partout et que ça crie et que ça se lamente et que ça triomphe dans les médias et les réseaux sociaux.
Alors regardons à tête reposée un peu le gros de ce foutu
merdier.
1-Non il n’y a pas de vague bleu marine, il y a juste une
vague d’abstentionnistes.
25% (en partant du principe que la quasi-totalité des
votants pour le FN se déplacent, eux.)
sur une abstention de
plus de 50%, ça fait 10% des votants inscrits… somme toute quasiment toujours
la même (énorme) part sur les inscrits des
listes électorales.
2- Il s’agissait d’élections européennes.
Et pas d’un vote pour blâmer le gouvernement et sa politique.
Les politiques, les médias tout le monde a fait de ce vote un enjeu national
alors que ça ne l’était pas.
Après ah ben oui qu’on demande démission, dissolution à tire
larigot, ils s’en foutent, personne ne le fera et les partis élus touchent de
la thune et des statuts qui leur confère l’immunité. Ah ben oui ils voteront contre
ou pour certaines lois mais bizarrement peu de gens savent comment tout cela
fonctionne et impacte notre pays. Je m’étonne encore qu’après la dernière place
de la France à
l’Eurovision, on n’ait pas demandé des nouvelles élections présidentielles.
3-les médias, avec leurs titres alarmistes, leurs
couvertures, leurs questions orientées ont aussi leur part de responsabilité
mais après tout quelle morale éthique devrait obliger les journalistes
politiques à poser des questions pertinentes aux hommes politiques pour les
obliger à s’investir (un peu plus) et à s’invectiver (un peu moins).
4- les sondages.
Ah ben on est toujours content d’entendre dire que tout est
joué à l’avance ou autre. Le problème des sondages c’est que personne ne les prend au sérieux quand
ils sont auto réalisateurs (FN arriverait en tête de ces élections) pour se
bouger le cul et empêcher ça.
Et tout le monde les prend au sérieux au point que l’on
pense que c’est joué d’avance (22 avril..).
Bref notre démocratie passe son temps à se gargariser de
sondages tout les deux jours, à demander des intentions (des intentions... ça
se trouve les mecs vont même pas aller voter au final, ou changer d’avis en se
levant du pied gauche !) au lieu de travailler au microscope les
programmes des politiques.
On devrait s’en
branler de savoir qui vote pour quoi, pour que les gens déjà votent pour quelque
chose et pas comme le voisin ou, comme en ce moment, CONTRE quelque chose. Les
résultats seront les résultats, merci de faire un vote au moins enrichi de
vraies réflexions et propositions.
Car là on a les politiques que l’on mérite… Entendre des
chefs de parti politique appeler à voter contre la politique d’un gouvernement
sur des élections européennes, c’est d’un populisme et d’un professionnalisme
qui confine à la médiocrité intellectuelle et le déshonneur le plus abject… On comprend
bien que plus personne ne veut se bouger les fesses pour aller voter pour des
gens comme ça.
Essayez de se grandir juste en rabaissant les autres c’est
certes efficace mais ça ne fait que diminuer tout le monde… les chiffres sont
là, on à pas 25% de votants FN mais 10% plus probablement des votants qui sont
FN seulement. La nation ne tourne pas facho, on la laisse tourner facho par
notre inactivité.
Parce que je comprends bien qu’on puisse en avoir marre de voter pour des types corrompus,
incapables, magouilleurs etc etc.
Alors il n’y a pas 36 solutions.
1- tu te bouges et tu t’engages pour tes idées.
2- tu vas voter pour de nouvelles têtes de nouvelles listes,
peut être que ça ne servira à rien, mais peut être au moins que ça diminuera le
pourcentage d’autres groupes.
3- Quoi tu ne veux voter pour personne et on ne reconnaît
pas le vote blanc ? Et ben trouve des potes qui pensent comme toi et
chacun décide de voter pour un parti pour annuler vos votes respectifs.
4-tu veux partir du pays parce qu’il tourne facho ? Il
ne suffit pas de voter et de faire son devoir pour vivre sur ses deux oreilles
la nuit. Faut aussi bouger aux alentours quand tu entends des gens qui te disent
la politique c’est nul, que voter ça sert à rien, c’est tous des pourris
magouilleurs. Parce que, tant qu’à citer des maximes, mieux vaut le diable que
l’on connaît (même si paradoxalement, les italiens pratiquent cette technique
avec Berlusconi).
Mais effectivement il vaut mieux voir ce que l’on peut faire
pour notre pays et nos concitoyens que simplement constater que le système est
pourri.
Delenda Carthago comme disait l’autre.
lundi 28 avril 2014
Marathon
Il y a quelques semaines se déroulait le marathon de Paris.
Sous une température clémente mais avec quelques passages bien ensoleillés, les
participants de tous âges et
nationalités se sont élancés.
Je suis allé me poster au kilomètre 27 (de cette course qui
comme les spécialistes le savent fait 42.195 km), près de la place de la Concorde afin de prendre
des photos et dans l’espoir (illusoire) d’apercevoir et d’encourager une amie
qui tentait son premier marathon.
Ma première surprise fut de voir que la foule était très
présente pour cette course. Et de comprendre rapidement pourquoi : au
final tout le monde connaît une personne qui va affronter ses limites physiques
afin de finir cette épreuve, voir d’en améliorer le temps.
Grande épreuve certes de pugnacité et de volonté en plus de
la prouesse physique afin d’accomplir ce que le vaillant soldat grecque de
l’antiquité n’a pas pu faire (entendre ici parcourir la distance ET rester en
vie)
Je dois avouer que ce qui m’a frappé (à part quelques tenues
et postures que vous pouvez découvrir à la fin de ce billet) c’est
effectivement ce sens du soutien familial ou amical face à cette épreuve.
Ils sont nombreux sur le bas coté : père, mère, grands
parents, enfants, cousins, femmes, collègues…
C’était magique de voir les gens sortir les pancartes pour
encourager le papa, voir une femme courir à coté de son probable homme et le
filmer avec son smartphone sur quelques mètres.
Entendre des perles comme « vous ne reconnaîtrez pas
papa, il est pas en costume »
Au-delà de la performance physique, il y a cet incroyable
engouement des gens face à cette épreuve, un élan magnifique qui incarne bien
ce que le sport devrait incarner plus souvent, un effort, une lutte pour se
dépasser (et pas forcément gagner) et aussi une fête pour fédérer les hommes entre eux.
Ça peut paraître gnangnan mais ça reste dans notre
société qui court après l’argent et la
victoire sur les autres un type d’idéal qu’il serait bon de remettre au goût du
jour.
lundi 14 avril 2014
le jeu de l'affiche : mais qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu ?i
Mais qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ?
Ohhhhhh I’m
gonna have a field day with this one comme disent les rosbifs !
4 filles, 4 gendres, les parents devant.
L’entête 4 mariages, 2 têtes d’enterrements (renvoi à la
comédie 4 mariages un enterrement) renfonce le concept comique à venir du film
et le pitch qui est bien défini par l’image en dessous.
4 filles et les 4 gendres devant les ‘futurs’ parents.
Les filles sont de type caucasiens, habillées en couleur et
assez classes (quelques talons) et aux prénoms classiques et français.
Les parents des filles assis et tirant la tronche sont très
classiques aussi (à noter le chapelet que tient le mère dans ses mains)
Verneuil est leur nom et cela ajouté au titre fait d’eux
positivement une bonne famille catholique française blanche.
Et là où le drame (enfin la comédie hein, les parents c’est
Clavier et Lauby) se situe c’est que ces 4 gendres sont….
Par ordre d’apparition.
Un arabe
Un juif
Un asiatique
Un noir.
Ohhh horreur familiale (on a tous en tête Muriel Robin et
son gendre ‘noir noir ?’ )
Des étrangers, des différents, des infidèles, des… des…
Des clichés.
On voit venir le film gros comme une maison. Une avalanche
de clichés contre lesquels Clavier pestera et hurlera que jamais ses filles
n’épouseront un Sarrasin/youpin/face de citron/rastafari –appellations pouvant
varier selon le degré de racisme/xénophobie/anti sémitisme le réalisateur veut distiller)
tandis que Lauby priera le bon Dieu pour savoir ce qu’ils ont fait pour mériter
ça.
Mais à la fin les parents accepteront et tout le monde se
mariera avec 4 cérémonies différentes.
Et d’ailleurs, on a de la chance, ils ne sont pas en
tenue traditionnelle en plus (djellaba,
kippa, kimono et bonnet jamaïcain)
Je m’étonne qu’il n’y ait pas eu une 5éme sœur lesbienne
tant qu’à faire.
Si cela parait louable sur le papier de vouloir lutter
contre les différences et les préjugés culturels et raciaux, là on a juste l’impression que le but est de tout traiter en même temps… Or, à trop vouloir
en faire je crains qu’on n’en fasse pas assez et qu’on loupe totalement le fond
de ce que l’on veuille dénoncer.
L’intérêt que je vois pour ce film serait d’espérer de voir
avec un pitch aussi lourdingue de clichés, comment arriver à faire une comédie
originale et fine.
Personnellement, je ne vois pas. Surtout avec 4 situations à
traiter (encore y en aurait qu’une….).
Et je vous avoue que je n’ai pas envie de vérifier si je me
trompe.
dimanche 13 avril 2014
City Lights
Après un repas délicieux, direction la Cinémathèque pour voir un film. Pas n'importe lequel. probablement l'un de mes préférés au monde (Vous savez l'un de ces top 10 ou autres que l'on vous demande de temps en temps pour faire commencer des conversations).
City Lights de Charles Chaplin. Sur grand écran dans Une salle obscure.
L'un des rares films qui me fait pleurer de rire et pleurer d'émotion.
Un film qui me fait toujours sentir jeune et comme un enfant. Rire encore et encore aux mêmes gags, aux chutes, aux esquives, aux simagrées. Dans une salle remplie d'enfants de 5 à 85 ans, que c'est bon d'entendre des éclats de rire. La magie du pantomime, d'une histoire qui se déroule et de superbes scènes.
Le plus émouvant dans tout cela, reste de voir le film entouré de ses parents. Et de s'entendre rire en même temps que son père, s'essuyer les yeux en même temps que sa mère.
Exploser de rire sur la scène de boxe qui reste anthologique, en pleurer alors qu'on l'a vu un nombre de fois incroyable.
Et ce moment de fin, la main sur la main lorsque la fille reconnait le vagabond. Voir ses parents s'essuyer en même temps les yeux. La magie du cinéma, la magie du partage des émotions. Peut être n'arriverai-je jamais à écrire quelque chose de produit, de publier et encore moi aussi quelque chose aussi beau et superbe... Mais qu'il est bon aussi de pouvoir profiter de toute ces émotions et de les vivre avec des personnes qui comptent pour vous.
Ressentir certes, mais aussi partager.
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