dimanche 13 octobre 2013

Il est 5 heures....Paris s'éveille.



Retour à pied à travers les rues de Paris tôt le matin.
Tellement de choses se passent  à cette heure de la nuit, des couples qui s'engueulent, se traitent de tout les noms.
Hommes bourrés à la démarche hésitante. Queues espérant rentrer dans un boite de nuit, personnes en recherche d'un taxi ou en attente d'un premier métro ou d'un noctambus qui les ramènera au plus près de chez eux.
J'ai vu des hommes se battrent, d'autres n'essayant à peine de les séparer, faisant pleuvoir coup de poings et de pieds.
J'ai vu un type exploser son téléphone de rage à un autre homme.
J'ai vu des familles dormir dans la rue, un homme dormant dans un sac de couchage, dans une entrée de boutique avec une valise attachée par une chaîne à la porte du  magasin.
On m'a proposé des fleurs alors que je rentrais seul.
On m'a proposé de faire l'amour et probablement pas gratuitement.
J'ai proposé mon aide à une jeune fille qui sanglotait sous un porche.
J'ai vu des groupes scotchés à leurs portables en fin de soirée au lieu de discuter avec les gens autour d'eux.
Tnat de choses se révèlent à cause de l'alcool, des passions dans la nuit, sous la lumière des réverbères de la ville Lumière.
J'espère aussi pouvoir encore suivre longtemps les pulsions de cette ville que j'aime tant. Surtout au cœur de la nuit.


mardi 1 octobre 2013

World without end



La nuit tombe. Sombrer dans un sommeil sans rêve. Ou souffrir de troubles et se réveiller. Questions , interrogations sur maintenant, hier, demain, un peu plus tard, dans le futur.
Où aller, que faire, comment faire... Beaucoup, beaucoup trop de questions assaillent ma tête. Il est trop tôt.

Je profite de la chaleur de la couette et j'enfouis ma tête dans le coussin moelleux.
Seul dans le noir, j'essaye de me rendormir au son faible d'un groupe de pop.
Et si demain je n'étais plus là. Si jamais le sommeil sans rêve se faisait sans réveil.
Tellement de  choses peuvent arriver.
On ne sait jamais pour combien de temps nous sommes là, un jour, une heure, 100 jours, 100 ans.
Essayez de profiter de chaque sensation journalière et de faire chaque jour un jour unique, avec ses avancées.
Je ne sais pas pour combien de temps je suis encore là. Ni vous. ni ce monde là que l'on détruit à petit feu en y faisant à peine attention.

Car on a toujours l'impression que tout sera là, toujours, sans véritablement de changement.
Mais une attaque, un virus, une voiture, une explosion nucléaire, armageddon... Tout bascule si vite.
Et pourtant, au milieu de la nuit, se dire que même si on disparait, oublié et sans laisser un héritage, aucune trace indélébile si ce n'est que quelques larmes dans la pluie, des traces de pas sur le sable qu'une vague sans remords ni regret viendra effacer petit à petit.
Futilité que toute matérialité, reste seulement notre corps et tout ce qui peut le toucher et le meurtrir. Impulsions électriques et cellules bourdonnantes, transport d'informations diverses qui nous mènent à notre souffrance en silence.

Rien de bien nouveau sous le soleil ou dans le froid nocturne de la ville lumière.
Un bourdon butine de rose en rose, des sacs gorgés de pollen sur ses pattes.
Ainsi va la vie qui se propage et se recréée, Sic Transit Gloria Mundi.
Seule lumière palpable dans les ténèbres de mes errements nocturnes, cette certitude que malgré tout le vie perdurera, sous une forme ou sous un autre.
La mort c'est l'opposée de la naissance mais la vie elle, continue sans fin, ici ou ailleurs partout , dans cet univers ou dans un autre. Sans poule, sans oeuf, juste une immense continuité qui engloutit tout sur son passage.
Vanité suprême de l'homme de se croire important, supérieur à toute chose et à ses frères et sœurs imparfaits qui partagent son sort et son destin.
On repartira tous dans le néant magmatique de mondes sans réèlle fin.


Le jour se lève et c'est déjà demain.


jeudi 19 septembre 2013

The sense of insanity ( ou quid du bijoutier de Nice ?)

C'est toujours difficile de parler 'à chaud' d'une affaire qui est en cours, sans qu'il n'y ait eu encore d'instruction, de procès et de jugement prononcé (et encore moins d'appels).
Je n'irai pas dans le fond de l'évènement tragique qui de vol à main armée à fini par la mort d'un des présumés braqueurs par sa présumée victime, le bijoutier de Nice (qui d'ailleurs semble être assez habitué à se faire braquer s'il est bien le seul de sa profession pour une si grande ville mais passons cette pointe d'humour noir.)
Pas de jugement encore rendu et je n'irai pas débattre du bien fondé ou non de l'action du bijoutier, tout comme je n'irais pas tenter de justifier les actions de chacun.
Je condamne évidement toutes formes de crimes et je comprends très bien quelle a pu être la réaction du bijoutier lors de son agression, qui l'a amené à faire ce qu'il semble avoir fait.
Laissons la justice faire son travail.

Enfin si l'on peut car l'un des noeuds du problème semble bien être le sentiment d'injustice et d'impunité qui frappe les commerçants et le peuple qui semble s'exprimer à travers les réseaux sociaux.
Loin de moi l'envie d'accabler ce pauvre bijoutier mais c'est surtout la réaction que provoque cette affaire sur le net qui me trouble et me pousse à écrire.
Par curiosité malsaine, je suis allé voir la page facebook de soutien du dit bijoutier.
Et voilà à ma stupeur que un certain nombre de mes contacts (amis est le mot officiel mais bon) ont liké. Certains sans trop de surprise et d'autres plus. Et même un membre de ma famille.
Et je me demande ce qu'ils ont pu "apprécier". Je comprends que l'on puisse soutenir quelqu'un dans une épreuve, qui a été agressé, victime de violence physique. C'est bien normal. Chacun est libre de ses opinions et de ses combats.
Ce qui me chagrine , c'est de savoir où se situe exactement le soutien de chaque personne. Car si on parle de la loi sur les récidives et les peines plancher et que sais je encore, j'ai quand même la désagréable impression que le fond du débat et du soutien reste sur le droit fondamental de se faire vengeance soi même.


Alors j'entends les arguments de prise en main de la justice, lutter et ne pas se laisser faire, montrer que le vol ne pourra pas être sans conséquence si chacun réagit et contre-attaque.

J'ai l'impression de voir le débat de la peine de mort encore et toujours... Mais si,ça va dissuader les gens de faire ces crimes mon bon monsieur....

Et je comprends très bien le besoin et la soif de justice et les pulsions de violence qui peuvent s'emparer d'une personne qui a été agressé ou a été témoin d'une scène violente.
Mais est ce que le million + de likeur ont tous aussi été proches de ce genre d'expérience ?
Sont -ils tous des gens qui ont réagi à froid car si le bijoutier était en plein rush d'adrénaline, combien de personnes ont -elles pris le temps de réfléchir aux conséquences de chaque parole et geste même sur internet, de se rallier à un soutien où se trouvent des personnes qui vont jusqu’à limite appeler au lynchage, au dégommage à vue ( et ma foi s'ils sont arabes en plus...).
Je sais bien que c'est dur mais j'ai l'impression qu'il est plus difficile d'essayer de se retenir d'exercer des actions violentes que de céder à la loi du Talion.
Chaque like de cette page semble être ue goutte d'huile qui tombe sur le feu qui attise la violence.
Alors oui ceux qui ont vécu (ou vivent) des agressions savent que c'est dur de subir ce sentiment que la loi (et/ou la police et/ou les politiques) ne font pas assez leur travail et donne un sentiment de colère et d'injustice qui tord le ventre. Mais quand bien même exploser la tête de la personne qui a causé du tort semble faire du bien, avance t'on vraiment dans la bonne direction ? La violence amènera t'elle une solution à la violence ? Est ce que les futurs braqueurs avec des lois plus dures et l'idée que chaque commerçant  soit armé comme dans un film de Cameron et capable de se défendre va les faire réfléchir et empêcher d'aller braquer des commerces ? Faut il rétablir la peine de mort pour dissuader ces gens ? N'y a t'il pas un risque que les braqueurs deviennent plus violents au final et tirent dans le tas dès que le commerçant bougera les mains ?

Je n'ai pas la réponse, peut être que personne ne l'a.
L'une de mes seules certitudes c'est que le net aidant, les idées circulent plus et les gens se lâchent plus grâce à un certain anonymat. Et que chaque réaction à chaud et chaque commentaire ne condamnant pas la violence, quel que soit le côté d'où elle provient, ne fait qu'amplifier le climat de violence et d'insécurité que certains semblent sentir de plus en plus proche d'eux, à juste raison ou pas. Et finit par devenir partie du problème.

Delenda Carthago qu'il disait...

dimanche 8 septembre 2013

Sans contrefaçon (passage d'un après midi d'automne à Bercy)

En route pour la cinémathèque afin de (re)voir probablement mon Renoir préféré, French Cancan, je passe donc par Bercy et son palais omnisport avec son lot de personnes en attente. Rapide indentification aux T shirts et au style.
"-C'est pour une place pour Mylène Farmer ?
-Non c'est pour une Jean Renoir."

14H15 et la queue est déjà longue pour la fosse.
Plein de sacs de couchage, couvertures de survie, fans en attente depuis un certain temps pour voir leur idole sur scène.

Flash forward de 1H50 : sortie de film, la queue est toujours plus longue, des gens continuent d'affluer, avec même des jeux pour patienter. Et plus en plus de personnes avec des petits panneaux, certains à la recherche d'une place et beaucoup d'autres pour en revendre.
J'ai beau m'éloigner du Palais omnisport, on vient vers moi me proposer des billets.
"- Pour qui ?
-Mylène Farmer. Sans contrefaçon , je suis un garçon" le scalper me dit dans un sourire.

1, 2, 3, 4 , 5 , 6  scalpers (ouuups pardon je voulais dire personne ne pouvant pas se rendre au concert et tentant de revendre leur place au dernier moment devant la salle...Bummer. Je n'ai pas osé demander le prix)

En descendant les escaliers du métro, jusqu'en bas dès la sortie des tourniquets, des propositions.

Parti rejoindre la ligne 14, je dévale gaiement l'escalier où en bas, une vieille femme attend un carton à la main.
Tout est bon pour être sûr d'avoir une place ou d'en vendre une, pensais-je..

J'arrive en bas et je vois l'inscription sur son panneau.

'J'ai faim . Merci'

J'ai eu honte.

mardi 2 juillet 2013

An angel falls ( RIP Sarah Guillot-Guyard)

Un réveil brusque au milieu de la nuit. La soif, les soucis, les pensées. On ne sait quoi qui nous tient éveillé. La radio diffuse ses news. Une artiste du crique du Soleil s'est tuée après une chute dans la cité des péchés.
Juste une minute sur les ondes avant de repartir au néant des nuits sans rêve et du passé.
Et puis le lendemain soir, sur les ondes électroniques, un message de rappel. Un nom, un prénom, un visage sur l'ange qui a chuté.
Et surtout un rappel. Un endroit, une époque lointaine.
Un temps dans la respiration, les paupières de l’œil de mon esprit se plissent afin de percer le voile du passé, il y a...quoi...10, 15 ans plutôt ?
Oui ce nom et cet endroit me rappelle quelque chose. Un sourire, des services, des discussions lors des soirées de ma jeunesse.
Étrange et perturbant de savoir en une journée que l'on a croisé une personne dont le souvenir est si tenu, de savoir qu'elle a réussie à vivre son rêve et qu'elle y a laissé ses ailes, comme Molière, le tout en l'espace de quelques heures à des kilomètres du lieu du drame.
Mes pensées vont à sa famille, ses enfants, ses collègues.
J'aurais aimé avoir plus à dire , plus à me souvenir. Ma mémoire à peine réveillée se rendort et les brumes du passé vont recouvrir encore rapidement la fulgurance d'un sourire, d'un prénom, d'une vie croisée. Et ça me rend d'autant plus triste que chaque mémoire qui s'éteint, referme toujours un peu plus le livre de la vie de chacun.
J'espère que d'autres sauront maintenir plus lumineuse la lumière de ton souvenir.
Repose en paix.

dimanche 16 juin 2013

Beautiful (ou les aventures le long du funiculaire Montmartrois)

Se lever et aller courir malgré la couverture nuageuse, les rues barrées, encrottées.
Monter encore et encore.
Sourire sous l'effort , sourire lorsque le vent soulève une robe fendue en haut de la butte.
Monter et descendre encore et encore.
Remonter et sentir la pupille se dilatant tandis qu'un rayon de soleil perce les nuages et les feuillages pour illuminer directement son oeil droit.
Croiser un couple qui descend main dans la main, elle en jupe, petite. Lui grand et protecteur.
Arriver en haut, tourner et entamer la descente.
Recroiser le couple , devant un lampadaire, à mi chemin entre paradis et enfer, unis dans un baiser à la fois  férocement tendre et délicatement  passionné.
Sourire en se disant que Doisneau n'aurait pas fait mieux.
Profiter de la beauté sous toutes ses formes, surtout les petits détails.

lundi 27 mai 2013

Metropolis part 1 (ou plutôt Geekopolis part 1 )

Geekopolis, énorme expo convention sur paris Montreuil.

5 quartiers, 5 ambiances et pourtant beaucoup, beaucoup, de choses à voir.
A travers le net, les liens facebook et autres il est possible de trouver compte rendus et nombres photos.
J'ai vu bien sûr des amis, des découvertes, des séries, des jeux et des coussins à air.
Des jedis et des imperiaux en adulte et accompagnés de leur progénitures, répliques miniatures.
Des elfes au milieu du Nautilius, une reine blanche emma frost qui a froid.
Un ange des escalators. Victoriens sur des échasses de bois mécaniques. Des poissons volants, une fresque à 6 mains. Batman et son robot géant.
Viseurs et pistolets, épées de mousses, armures du fond des âges, zombies et Mickaël Jacksons.
Personnes curieuses, de tous âges et probable diverses catégories sociales, venues vivre leur passion, leur hobby au milieu de leurs semblables sans peur de jugement, dans la bonne humeur malgré les accrochages et les disputes. Sourire, rire, rigoler et s'offrir au monde malgré tout, le déguisement bricolé, la silhouette loin des canons de beauté actuels.
Juste profiter avec bonheur pendant deux jours d'une communauté basée sur l'imaginaire sans arrière pensées ou regards de travers.