lundi 20 janvier 2014

Closer part 1 (ou la vérité vraie des relations du président de la république française et de ses coucheries.)




Le président de la République Française aurait / a /va encore couché avec une actrice ( qui est très jolie pour l’avoir côtoyé à quelques reprisse de près).

On s’en tape.
On s’en tape d’une force magistrale.
Alors je vais me faire une fois encore l’avocat du diable et voir en quoi cette affaire pourrait intéresser des personnes autres que des voyeurs avides d’intimité et de révélations craquantes.

1        - En tant que contribuable, on paye son salaire, on a droit de savoir la couleur de son slip (argument outre manche)
Ben voyons, en temps que contribuable, si la maîtresse de mes neveux est payé par mon salaire, j’ai donc le droit de connaître  sa vie sexuelle et la couleur de sa culotte. Ah ben ça va motiver le travail de la jeunesse ça comme argument, on reconnaît bien les libéraux granbretons en action.

2 -  Le président est un homme public, sa vie privée nous appartient. 
Ben non la vie privée est privée. Le seul argument qui pourrait valoir  serait qu’une relation influe sur sa capacité de travaille, ou mette en danger le pays (quoi c’est une espionne russe ?). Au-delà on n’a pas grand-chose à dire sur ses relations conjuguales.

3 – Ah mais une femme ça peut influencer un homme dans ses décisions.
Derrière tout grand homme il y a une femme parait-il. Alors elle ou une autre… C’est pas comme si les présidents étaient entourés de conseillers et de lobbyistes qui doivent passer leur temps à essayer d’influencer la politique actuelle donc bon…

4 – Mais je ne veux pas d’un président volage et queutard.
Fallait élire une femme.

5 – Ce n’est pas très sérieux tout ça, changer de première dame en plein mandat.
On n’élit pas une première dame, on élit à peine un président  mais on devrait voter surtout pour une politique et des idées. Si  le fait que le président est moche, mal fringué, ressemble à rien, tringle des rideaux par paquet de douze, s’envoie de la coke dans les narines ou aime les One Direction, on ne peut juste qu’espérer que cela ne joue pas sur ses décisions.

6 – Ah ben voilà. La dite maîtresse se fait pistonner.
C’est certain que le népotisme, le clientélisme, le favoritisme ce n’est pas bien mais qui croit encore que ça n’arrive jamais.

Après il est clair que c’est un peu le coup de 'pas vu pas pris' (dans les soirées bounga bounga), c’est toujours mieux quand ce genre d’affaire reste dans un placard car la presse (et l’opposition) en fait souvent ses choux gras (sous des aspects différents).
Mais là, on n’est pas dans une affaire criminelle et louche comme chez DSK. C’est du consentement mutuel.


A suivre.

mardi 14 janvier 2014

Advertising space part 3 ( la fin.. pour maintenant)



Parce qu’on est là pour vendre du rêve à coup d’images trafiquées, photoshopées. Oh c’est sûr, on laisse quelques rides et quelques poils de barbe étonnamment bien alignés et savamment répartis.
Car au royaume de l’image, la retouche est impératrice. Si si.

Car le bonheur sur cette terre tient à la possession et à comment le monde vous perçoit.
L’identité visuelle est tout. Le paraître dicte notre vie, nos habits, nos accessoires, notre coupe de cheveux, notre maquillage, notre apparence physique.
Il faut être reconnu comme beau, propre, éduqué (ha là déjà, plus dur de le porter sur soi).
La validation de notre existence tient à un circuit capitaliste qui nécessite la reconnaissance de nos paires, pères, voisins, supérieurs hiérarchiques.
Il faut la stature, la paye qui va avec afin de pouvoir se payer les fringues, les entrées aux clubs selects qui feront que vous serez reconnus et appréciés. Oh non pas pour votre « vous intérieur » (pour peu qu’il existera encore) mais pour ce masque sociétal que vous arborerez.
Bien entendu certains aiment et embrassent complètement cette arlequinade des classes et il n’est pas le but de se dire que l’argent et les biens de consommation, c’est le Maaaaaaal ! (Quand bien même ça le serait)
Non, juste souligner cet élan qui semble s’emballer et nous toucher tous. Ce désir, poussé par le phénomène publicitaire et aussi dans une moindre mesure par les divers réseaux sociaux et médias (journaux...) qui peuvent traiter de ce dont vous ‘avez besoin’.

Je me souviens d’une personne qui expliquait qu’elle n’achetait plus de Louis Vuitton pour la simple raison qu’elle en avait marre qu’on lui demande si c’était un vrai.
Car avec son air typé maghrébin, il est forcément nécessaire que son sac ne soit pas un vrai. Peut être qu’avec une burka sur les Champs-Élysées la pochette aurait elle l’air plus vraie.
Le luxe nous pousse de plus à trancher dans les classes sociales, pour que le vêtement ou l’accessoire soit reconnu comme permettant d’appartenir à une classe qui a la chance d’être née pourvue ou d’avoir suffisamment de réussite professionnelle.
Économiser durement ne suffira pas. Ça change trop souvent hélas. Le système est bien fait. La mode doit évoluer et changer pour perpétuellement se renouveler et alimenter aussi le besoin de consommation et (involontairement ?) participer à cette mascarade de démarcation (ha !) en classes.
Et comme l’habit griffé ne fait pas le moine, une personne ayant réussi à se dégotter des fringues et accessoires peut arriver à donner l’illusion de faire parti de ces ‘happy few’ qui détiennent le pouvoir, le bon goût, qui son ‘In’ comme on disait dans la fureur des années 80-90.
Comme tout les phénomènes de ‘mode’, il est difficile de passer outre ou de faire avec.  Ils prennent la foule et la société de plein fouet. On ploie sous le regard dictatorial de ses congénères qu’on le veuille ou non. Même si l’on ne veut pas juger les autres sur leurs apparences, on peut difficilement  empêcher  les autres de le faire.
A chaque fois que votre questionnement sur un vêtement aperçu, ira seulement à savoir la marque pour aller voir pour acheter vous-même, on fera un grand pas. A chaque fois qu’on citera sans qu’on nous le demande ou qu’on se flattera d’avoir telle ou telle marque, nous ferons un grand pas en arrière.


samedi 11 janvier 2014

Run a mile (Montmartre et ses escaliers)

Reprise de sport. Montée sous le ciel gris. Quelques traces de lumières rosée au travers des nuages cotonneux et étirés qui s'étendent sur la ville.
Un pigeon perché en haut d'une branche, défiant la gravité se découpe sous les rayons à contre jour.
Sue le bas d'un mur, sur les rebords de fenètre, on lit 'l'amour est mort'.
En énormes lettres blanches sur le parvis en contre bas du sacré-cœur, la réplique est donnée, avec des cœurs à la place des points et bourrée de fautes "Y a quelkun ki veut tomber amoureu de moi ?"

jeudi 9 janvier 2014

Advertising space part 2 (consommation suite )



Alors l’ouroboros se mord la queue car pourquoi certains articles sont plus chers quand ils sortent ?

Car au delà de la possession, nous avons le facteur dit « preum’s ».
Oui ce qui fait que lorsqu’un article est recherché et voulu, il n’y a pas que le simple fait de l’avoir qui entre en ligne de compte pour être bien vu de ses congénères.
Il faut l’avoir… avant tout le monde (confère l’article sur le burger King) !
Sans refaire toute la démonstration, il faut bien voir ici que l’on paye un article au prix fort pour permettre à ceux qui le veulent de suite de mettre le prix et de se faire une grosse marge ET –c’est quand même bien fait- permettre en maintenant un prix de vente haut d’épurer les petits budgets qui n’auraient pas les moyens de leur politique.
Tu veux jouer à ce jeu sur le Ps4. Tu te lèves le matin et tu raques le prix fort.
Tu t’en fous d’y jouer 6 ans après tout le monde, tu te payes la console et le jeu pour au moins 60% moins cher, facile.
Donc on joue sur l’envie et le désir crée pour un produit pour ‘forcer’ la vente aux gens qui sont pressés en le mettant cher à la sortie, afin de faire une marge conséquente (et diantre si en plus l’édition est limitée… que demande le peuple).
Les petits bras pourront se rattraper avec des soldes ou des offres promotionnelles plus tard.

Après, il y a encore des ruses marketings pour vous obliger à consommer encore et encore.
L’obsolescence programmée, le matériel conçu pour ne pas durer éternellement mais –étrangement- juste un peu après l’expiration de la garantie.
Ça tombe en panne, ça ne marche plus et bon, la réparation ça coûte si cher, rachetez en un nouveau… Et on est reparti pour un tour mon lapin.
Les compatibilités et les avancées technologiques sont une belle source de renouveau et d’appât.
Quoi de plus formidable que de devoir changer d’appareil parce qu’il y a un nouveau qui est plus mieux ? Plus d’applications, de pixels, plus de HD sur la vidéo, plus, toujours plus.
A tel point que vos anciens équipements sont obsolètes, il faut tout rechanger.
L’informatique et ses dérivés fonctionnent très bien ainsi. Même si l’on veut résister, tôt ou tard on sera pris dans des problèmes de comptabilité (hein open document).
Incroyable d’ailleurs, si vous voulez acheter un PC neuf de ne pas arriver  à trouver ces pcs d’il y a deux ans, certes moins performants mais suffisant pour votre Internet… non, chaque année les bas de gamme sont de plus en plus performants.. Et malheureusement pas moins chers.
Hey ! De tout façon, si vous restez avec votre vieillerie, si vous avez un problème, plus personne ne pourra vous aider à le réparer ! Sic transit  precendentus updati.
Et si la performance, la ‘Hype’, la primauté, la comptabilité ne marche pas…
Il nous reste les sentiments.
Si l’envie de ne pas avoir le dernier modèle de voiture n’est pas assez forte, on va vous faire culpabiliser. Ce n’est pas parce qu’on pollue la planète et que l’on se base sur un produit qui est amené à terme à disparaître. Mais notre économie tient sur le secteur de la vente de voitures. Pensez aux emplois, à la croissance, au moral des ménages. Consommez ! Achetez  du rêve ! Participer au redressement de notre économie (pas du tout en train de tenir sous perfusion) ! Modifiez votre réalité et faites en quelque chose de plus…beau !

A suivre....fin la prochaine fois.

mardi 7 janvier 2014

Advertising space part 1 (ou la pub, les soldes et comment on marche dedans.)

Attention : cet article referme et rouvre des portes ouvertes. mais est ce aussi inutile que ça en a l'air ? (après tout ça marche pour Windows, pourquoi pas pour la réflexion humaine.)




L’un des terribles à coté de notre société de consommation reste aussi la publicité.
La publicité, quelque soit sa forme (spam, affiche, trailer, t shirt…) est un support avec un but simple. Créer un besoin.
Créer le besoin, l’envie de ce que la publicité essaye de vous vendre, spectacle, voiture, fruits, voyage.
Et tous les moyens sont bons.
L’autre jour au cinéma, on veut me vendre une voiture.
Alors les esprits de marketing commercial ont la brillante idée de vous faire conduire cette voiture par un homme (cœur de la cible, ne nous trompons pas), beau, bien fringué, avec un bel appart, qui est prof d’université (et donc brillant intellectuellement).
Il ne lui manquait presque que la femme top modèle et les gamins pour que le portrait soit complet (pour un couple hétérosexuel).
Et partout on essaye de vous vendre pas forcément quelque chose qui vous correspond mais bien quelque chose d’autre, d’exceptionnel. Un de ces canons de beauté et de réussite que vous devez prendre comme modèle et espérer devenir.
Etre beau, mince, musclé, à la mode, avec les fringues du moment, avec les accessoires du moment.
Quelque soit le produit, on est dans l’hyperbole soit visuelle, soit grammaticale.
Combien de spectacles sont époustouflants, uniques, du jamais vu, combien de chef d’œuvres les réalisateurs arrivent-ils à pondre ?
On nous bombarde d’adverses, d’adjectifs qualitatifs (et quantitatifs) par parquet de 50.
Immanquable, inoubliable, phénoménal. Must see, incontournable, extraordinaire, la claque de l’année, le film de l’année, votre vie (ou en tout cas votre porte monnaie) ne sera plus jamais la même après.
Il faut gonfler le tout, surpasser ceux qui déjà gonflent le torse pour vous attirer dans leurs filets. Surenchère et débauche de mots, d’exclamations, de ponctuation et d’impératifs.
La demi mesure n’existe pas surtout lorsqu’il faut vendre et appâter le consommateur, lui faire avoir envie d’une chose dont il n’a aucun besoin naturel au départ (on pourra contester pour l’alimentation mais franchement c’est assez rare d’en voir hors période de promotions ou de fêtes).


Avec les soldes approchant ont à aussi cette technique  fourbe qui est l’appâtage par le (supposé) gain financier. Et oui -50%, moins cher que d’habitude. Opération spéciale, réduire le prix pour inciter à vendre. Car ce qui marche souvent dans ce cas c’est se laisser tenter par quelque chose que l’on n’aurait probablement pas acheté à un prix autre.
Je ne cherche même pas à savoir si on ne sort que les choses immettables ou qu’on gonfle les prix avant d’y imposer une réduction.
Toute la magie des promotions est de vous donner l’impression (réelle ou pas) que vous gagniez de l’argent. Au lieu de payer XX vous payez X.
Mais il ne faut pas se leurrer, les ventes ne se font pas forcément à perte (rien qu’avec la deuxième démarque, on sait qu’il y a encore de la marge).
Je ne vais pas faire un cours de marketing et de marge de profit, le point étant que l’appât ici est le nerf lui-même de la guerre : l’argent. Donner l’impression de gagner en dépensant.
Donc on n’a pas payé quelque chose plus qu’on a gagné des sous que l’on a pas dépensé.
Ce qui au final laisse perplexe car :
1-      ça veut dire que les prix ‘traditionnels’ sont quand même sacrément gonflés par rapport à un prix avec moins de marge.

2-      On en revient toujours à savoir si on avait bien besoin d’acheter ce truc… qu’on aurait peut être pas acheté s’il était toujours au tarif ‘normal’… C’est l’occasion qui fait le larron.

A suivre.
(rien à voir mais ça donne le titre du billet et ce n'est pas si mal)

 

dimanche 29 décembre 2013

Le ver est dans le fruit (ou dans la quenelle de Dieudo...)

Lorsque j'ai redémarré ce blog en 2007, 2008, l'un de mes premiers articles était sur Dieudonné qui avait fait parlé de lui... fin décembre 2008.
http://jbclarenson.blogspot.fr/2008/12/dieudonn-encore-frappstrikes-again.html



L'esprit de la saison frappant encore, nous revoilà pour une nouvelle danse avec le comique-agitateur et sa désormais célèbre quenelle.
Malgré tout ce que ça implique , je vais de nouveau revenir sur non Dieudonné mais ce geste qui était sur les affiches de son parti il y a quelques années.
Comme le like de Facebook, la quenelle (enfin celle qui ne se mange pas... enfin pas l'aliment..), est en passe de devenir un signe de ralliement, de défiance face au système, à l’intelligentsia et je ne sais quoi encore pour les gens qui agissent plus vite qu'ils ne réfléchissent.
Analyson le geste... Glissage de quenelle où que ce soit, nous avons donc un bras tendu vers le bas, main tendue plus un autre sur le torse ou le haut du bras.
Une sorte de compromis entre le fist géant ('jusque là' semble dire la main repliée) et le salut nazi (ou romain pour les plus vieux)
Soyons logiques. Personne avec un minimum d'intelligence et de culture ne peux imaginer qu'un bras tendu raide, doigt de la main tendue n'est pas un signe direct au salut nazi.
Toute personne un tant soit peu pas trop conne, s'imagine bien que changer l'angle d'inclination du bras de 55 à 12 ° ne changera pas fondamentalement un rapprochement symbolique au dit salut nazi.

Donc nous sommes en présence de la traditionnelle ambiguïté de Dieudonné, entre le comique plaisantin qui fuck l'establishment et qui reste borderline avec de la politique et les religions.
Mais surtout est ce que toutes les personnes utilisant la quenelle se rendent compte que :

1- si tu veux fucker la société, t'as plein d'autres gestes et possibilités qu'un geste quand même borderline qui reste l'apanage d'un type qui l'a inventé.

2- comme ce-dit type passe de la comédie à la politique souvent en testant les limites de la liberté d'expression et en abusant de l'excuse de facilité que 'ah mais non c'est de l'humour  hahahahaha', utiliser un geste de ralliement directement rattaché à cet homme fait que de facto, on se retrouve dans son camp, et à appuyer ses idées.. quelles qu'elles soient.

3- t'as pas l'impression d'être une saucisse à faire des quenelles, un  geste de reconnaissance limite sectaire qui te fait passer au mieux pour un couillon qui ne sait pas réfléchir ou au pire pour un antisémite qui n'a pas les couilles de s'assumer ?

Se rebeller est certes intéressant mais il est vital de penser par soi-même et de ne pas suivre aveuglément sans questionner, se documenter et analyser les avis d'une personne ou d'entités, diverses, religieuse, politique, culturelle... y compris bien sûr, celle ci.

Delenda Carthago.

Et un morceau d'un album sur ce thème (mais pas rattaché à cet avis) d'un petit groupe qui gagne à être connu... Nemo.


mercredi 25 décembre 2013

Massive Illusion (ou comment je me suis fait spoiler le meurtre du Père Noël )



(merci à Jean-marie pour l’anecdote qui a servi de base à ce petit récit de Noël)


« De toute façon le Père Noël il existe pas ! »



C’est avec cette phrase assassine que je me suis fais spoiler tout les cliffhangers de Noël des saisons à venir.
Je ne sais plus forcément qui, quand et où mais le résultat était là.
Depuis j’ai du mal à me souvenir d’un temps où je croyais à l’existence de ce Père Noël aux couleurs d’une fameuse marque de soda.
Est-ce qu’on quitte un peu l’enfance dès que la bulle mystique est percée ? Quoi qu’il en soit, le jeu changeait. D’un simple réveil merveilleux frappé de magie, Noël devenait un jeu de pistes.
Mon passe temps favori consistait à farfouiller dans la maison afin de trouver où mes parents avaient tenté de camoufler avec de plus en plus de ténacité au fil des années, les futurs cadeaux. Cadeaux qui ne manquaient pas de décevoir non pas par leur nature mais par le fait que la surprise était percée.
De la magie, nous passions au mystère et à la recherche. Le résultat de ce changement de style dans la saison m’a fait développer une aversion terrible pour la surprise et notamment les cadeaux surprise.
Il faut bien avouer qu’en excellent comédien chevronné, je camoufle l’effet de déception et de surprise avec une maestria telle que j’aurais pu probablement paraître heureux, voir extatique de découvrir ma compagne au lit avec un alien hermaphrodite votant républicain.
Toute cette méthodologie de recherche, de logique de camouflage et de jeu de cache-cache m’a effectivement rendu allergique aux cadeaux surprises, m’obligeant ostensiblement à refuser de fêter Noël pour éviter les drames personnels.
J’en arrivai après quelques années passées légalement dans l’âge adulte à esquiver simplement les fêtes de Noël.
Pas de cadeaux, pas de mauvaises surprises, et  donc hélas, pas d’oscars pour le meilleurs second rôle. C’est terrible de gâcher un cadeau par une horrible (mais hélas ressentie) déception. Alternativement il est très dur aussi de me surprendre sur la nature d’un cadeau. Donc en fait ne me faites pas de cadeaux. Même si vous arriveriez à me surprendre par un cadeau, je serai capable d’avoir pris ça tel Sherlock Holmes comme un terrible échec de mes pouvoirs de déduction… Terrible traumatisme de Noël.

Et pourtant cette année, je me suis penché sur ce bonhomme rouge que la tradition et le capitalisme rampant vous oblige plus ou moins à faire vivre et bouger tel une marionnette, pour qu’au final les pauvres enfants soient frappés par l’une de ces phrases assassines qui ne manqueront pas de sortir en cour de récré ou par la bouche vengeresse d’un grand frère ou d’une grande sœur excédé(e).

Et comme un petit enfant l’eut fait remarqué pourtant le Père Noël il existe. Y en a même plein partout.
A la télé (et si c’est à la télé c‘est que ça existe !)
 Dans les magazines, les magasins, au cinéma.
Hey même tonton Fred avec son gros bide et sa fausse barbe, c’est un père noël.

Toute est une question de perspective et d’angle.
Certes l’entité métaphysique à la journée la plus musclée en terme d’horaires du monde, n’existe (probablement) pas.
Mais il reste présent dans notre société sous différentes formes. Mème avant l’heure, le Père Noël malgré tout incarne certaines valeurs, avatar d’un esprit de joie, de fêtes, de récompenses pour les enfants sages.
Naturellement dérouté de son esprit bon enfant pour servir le dieu capitalisme, reste que le Père Noël continue d’exister sur divers médias à travers le monde.
Et comment pourrait on croire que le Père Noël n’existe pas alors qu’il est dès novembre à tous les coins de rues ?
Comme une star de cinéma, l’incarna, la persona du Père Noël, sous ses déguisements divers et ses formes diverses, existe bel et bien, solidement ancré par le soft power américain dans une forme rouge et blanche et barbe.
Mème ultime, il existe bien plus que bon nombre d’entre nous, son existence étant tout bonnement planétaire
Dans notre société de multimédia interconnectée, dire que le Père Noël n’existe pas reste une énormité. Certes il n’existe pas sous la forme naturelle de sa définition de la réalité en tant que livreur amazon surnaturellement surhumain mais bien en temps que concept, mème, véhicule d’une terrible force émotionnelle, commerciale et traditionnelle… même légendaire, ayant un impact planétaire. Pas mal pour quelqu’un qui n’existe pas.
Alors lorsque vous croiserez tonton Fred avec son gros bide et sa fausse barbe, voyez comme pour un acteur au delà de la simple personne physique, voyez l’incarnation d’un concept, et prenez le bon coté de la chose, le rêve et la magie de la jeunesse, les réunions heureuses de familles, le plaisir de faire plaisir. C’est peut être gnangnan mais l’esprit de Noël reste toujours malgré tout attaché au concept du Père Noël. Et c’est à la société qui transmet les mèmes et les change, de faire vivre les bonnes valeurs qui y sont attachés. Et donc à nous, petites particules imparfaites de la société, de changer cela à notre faible cellule familiale.

Sur ce, joyeux Noël à tous, quelque soit les raisons pour lesquelles vous le fêtez...ou pas.