lundi 26 mai 2014

Politics (ou les lendemains de soirées électorales)




Where do we go from here ?

Lendemain de soirée électorale. Et que ça s’éparpille partout et que ça crie et que ça se lamente et que ça triomphe  dans les médias et les réseaux sociaux.
Alors regardons à tête reposée un peu le gros de ce foutu merdier.

1-Non il n’y a pas de vague bleu marine, il y a juste une vague d’abstentionnistes.
25% (en partant du principe que la quasi-totalité des votants pour le FN se déplacent, eux.)
 sur une abstention de plus de 50%, ça fait 10% des votants inscrits… somme toute quasiment toujours la même (énorme) part sur les  inscrits des listes électorales.

2- Il s’agissait d’élections européennes.
Et pas d’un vote pour blâmer le gouvernement et sa politique. Les politiques, les médias tout le monde a fait de ce vote un enjeu national alors que ça ne l’était pas.
Après ah ben oui qu’on demande démission, dissolution à tire larigot, ils s’en foutent, personne ne le fera et les partis élus touchent de la thune et des statuts qui leur confère l’immunité. Ah ben oui ils voteront contre ou pour certaines lois mais bizarrement peu de gens savent comment tout cela fonctionne et impacte notre pays. Je m’étonne encore qu’après la dernière place de la France à l’Eurovision, on n’ait pas demandé des nouvelles élections présidentielles.

3-les médias, avec leurs titres alarmistes, leurs couvertures, leurs questions orientées ont aussi leur part de responsabilité mais après tout quelle morale éthique devrait obliger les journalistes politiques à poser des questions pertinentes aux hommes politiques pour les obliger à s’investir (un peu plus) et à s’invectiver (un peu moins).

4- les sondages.
Ah ben on est toujours content d’entendre dire que tout est joué à l’avance ou autre. Le problème des sondages c’est  que personne ne les prend au sérieux quand ils sont auto réalisateurs (FN arriverait en tête de ces élections) pour se bouger le cul et empêcher ça.
Et tout le monde les prend au sérieux au point que l’on pense que c’est joué d’avance (22 avril..).
Bref notre démocratie passe son temps à se gargariser de sondages tout les deux jours, à demander des intentions (des intentions... ça se trouve les mecs vont même pas aller voter au final, ou changer d’avis en se levant du pied gauche !) au lieu de travailler au microscope les programmes des politiques.
 On devrait s’en branler de savoir qui vote pour quoi, pour que les gens déjà votent pour quelque chose et pas comme le voisin ou, comme en ce moment, CONTRE quelque chose. Les résultats seront les résultats, merci de faire un vote au moins enrichi de vraies réflexions et propositions.

Car là on a les politiques que l’on mérite… Entendre des chefs de parti politique appeler à voter contre la politique d’un gouvernement sur des élections européennes, c’est d’un populisme et d’un professionnalisme qui confine à la médiocrité intellectuelle et le déshonneur le plus abject… On comprend bien que plus personne ne veut se bouger les fesses pour aller voter pour des gens comme ça.
Essayez de se grandir juste en rabaissant les autres c’est certes efficace mais ça ne fait que diminuer tout le monde… les chiffres sont là, on à pas 25% de votants FN mais 10% plus probablement des votants qui sont FN seulement. La nation ne tourne pas facho, on la laisse tourner facho par notre inactivité.

Parce que je comprends bien qu’on puisse en avoir marre  de voter pour des types corrompus, incapables, magouilleurs etc etc.

Alors il n’y a pas 36 solutions.

1- tu te bouges et tu t’engages pour tes idées.
2- tu vas voter pour de nouvelles têtes de nouvelles listes, peut être que ça ne servira à rien, mais peut être au moins que ça diminuera le pourcentage d’autres groupes.
3- Quoi tu ne veux voter pour personne et on ne reconnaît pas le vote blanc ? Et ben trouve des potes qui pensent comme toi et chacun décide de voter pour un parti pour annuler vos votes respectifs.
4-tu veux partir du pays parce qu’il tourne facho ? Il ne suffit pas de voter et de faire son devoir pour vivre sur ses deux oreilles la nuit. Faut aussi bouger aux alentours quand tu entends des gens qui te disent la politique c’est nul, que voter ça sert à rien, c’est tous des pourris magouilleurs. Parce que, tant qu’à citer des maximes, mieux vaut le diable que l’on connaît (même si paradoxalement, les italiens pratiquent cette technique avec Berlusconi).

Mais effectivement il vaut mieux voir ce que l’on peut faire pour notre pays et nos concitoyens que simplement constater que le système est pourri.

Delenda Carthago comme disait l’autre.


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