mardi 21 janvier 2014

Closer (part 2 ou tiens les gens n'ont plus confiance dans les médias)



Après la seconde grande question que l’on est en droit de se poser est : pourquoi cette affaire sort.

1-La sécurité du président est très laxiste et le président s’est fait gauler.
Effectivement c’est là où le bât blesse.

Le président aurait il sacrifié sa sécurité pour essayer d’être discret et de ne pas augmenter le déficit en faisant faire des heures supplémentaires à son service de sécurité ?
Possible.
Est-ce une erreur ? A-t-on besoin vraiment de flipper pour la sécurité de notre président ? (Surtout lorsqu’il essaye d’être discret)
Je dirais que c’est au  service de sécurité de voir. Délicat sujet de savoir où se trouve la limite entre la protection du chef de l’état et le zèle absurde ; on ne va pas tabasser tout les photographes et casser tout les appareils photos qui passent dans le coin au nom de la protection de la vie privée.


2 - Et si ce n’est pas une erreur du service de sécurité qui a oublié de barboter les nikon des paparazzis, que s’est-il passé  alors ?

1-      fuite organisée par l’Élysée.
Sleight of hand #1, pour attirer l’attention sur autre chose que les mauvais résultats du chômage, de la balance intérieure, etc etc.

Mouais, c’est sur que c’est efficace mais ça colle le président dans une position (sic) très problématique.

2-      Il s’est fait gayet… heu gaulé à la régulière.
Donc vu et pris la main dans le…sac.
Alors soit on en revient au point 1 : qu’est ce qu’on en a à foutre ?
Soit on repart sur vie privée, vie publique, homme publique.

3-      On se demande ce que les médias font d’intéressant pour le pays.
Car à moins d’une fuite organisée par l’Élysée, on va considérer que les médias choisissent de traiter telle ou telle information en priorité.
Et bizarrement  tout le monde décide de traiter de la même chose.

Voyons les raisons et le pourquoi potentiel du comment.

1-      ça fait vendre.
Le public veut du voyeurisme et du sensationnel, on leur donne ce qu’on a, si possible en quantité.
La demande crée le besoin de fournir ce genre d’informations et nous sommes heureux de pouvoir fournir du bon, du sale, du « avec du slogan en gras et encadré de jaune et very Hush Hush. »

2-on fait comme les autres pour ne pas avoir l’air à la ramasse.
Ah ben oui tout le monde en parle, faisons comme tout le monde… La une du Parisien aujourd’hui en France dicte les news des comités de rédaction de France et de Navarre.
Ne prenons pas de risque de ne pas suivre et de ne pas vendre. Hop suivons le wagon. Mèèèèèè.

3-Faisons comme tout le monde mais attention on va mettre du bémol.
Ce n’est pas bien, discutons en, signalons à quel point cela parasite le débat républicain. On devrait s’en foutre mais au final on en parle quand même, même avec un recul et des arguments loin d’être stupide.
Mais bien sûr, en parler ne fait que rajouter de l’éclairage sur l’ignominieuse affaire.
C’est un moindre mal, car il faut bien rapporter ce qui secoue le fameux landernau politique, les ‘news fit to print’ comme le souligne un fameux journal outre atlantique.

Nous voilà de nouveau confrontés à un Ouroboros médiatique, un cercle vicieux qui nourri la bête. La soif de voyeurisme est-elle crée et maintenue par les Médias ou ne font ils que subvenir à un besoin qui existe et perdure ?

Cette affaire permet encore de se reposer la question de l’éthique des médias qui restent somme toute libre de publier ce qu’ils veulent et pas forcément ce qui intéressera le lecteur.
La rentabilité hélas de nos jours,  rentre aussi en ligne de compte. On peut continuer le débat en se demandant  non pas forcément qui a commencé en premier de la poule média diffuseuse ou de l’œuf du besoin de voyeurisme et panoptique du consommateur mais dans quelle mesure le « consommateur lambda » peut influer sur la politique des médias. Comment agir  pour qu’ils se responsabilisent et élèvent le débat au lieu de vulgairement  jeter de la pseudo information racoleuse  dans l’arène médiatique où chacun voudra son poids de viande et où beaucoup finiront déchiqueté au nom du droit de l’information.

Aucun commentaire: