lundi 25 novembre 2013

Lay me down



Another day in the life. Après un vendredi épique fait de bon son, de bières passables et de nouvelles rencontres, après un samedi difficile  où chaque jour vieillit d’autant plus ce corps qui se fatigue de plus en plus vite. Se requinquer à grand coup de coca et de pizza, comater en regardant guy de maupassant et un amour de chez Swan.
Ne pas arriver à sortir le soir et craquer devant Nuevo cinema paradisio, superbe histoire d’Amour (du cinéma et un petit peu d’un couple). La version longue donne toute sa puissance à se récit initiatique d’un garçon amoureux de cinéma qui réalisera sa vie tout en faisant des sacrifice (consenti ou non). Pas original sur le développement malgré quelques jolies surprises mais diablement efficace et très bien ficelé. Quel plaisir de se faire surprendre par un
Et malgré des heures raccourcies de sommeil, malgré le froid et la chaleur au combien attirante de la couette, décider de se bouger un peu et sortir.
S’habiller chaudement et partir vers le soleil brillant au dessus d’un Paris encore assoupi.
Faire brûler les poumons et les cuisses au son d’une chorale espagnole improvisée.
Revenir, se doucher et cavaler pour aller voir le film de fin du monde bobo-hipster par excellence (4H44 d’Abel Ferrara donc… Sérieux, écrivain- peintre, appartement new-york avec ascenseur et livraison à domicile, Campbell et le Dalaï Lama, la couche d’ozone… come on…) avec toujours cet horrible fondu au blanc qui semble être au film de fin du monde ce que à la scène de l’aéroport est à la comédie romantique. Ça va être dur d’y couper je crois…
Et après si peu de temps et tant de choses à faire… repasser, trier, répondre, avancer et finir sur un Lautner parce que bon, il fallait quand même. Bébel et le Chin Maï de Morricone.
Encore des Journées remplies et qui passe vite, trop vite. Et pourtant je me sens vidé, voir vide. Déprime pré noël ou post changement horaire, j’ai du mal à me concentrer et à me motiver pour faire, bouger.
Une chape de froid virtuel, probablement la diminution de la luminosité, semble recouvrir mon être et me prendre dans ses bras pour me lover dans une douce et chaleureuse entropie. Là où personne ne viendra se préoccuper de moi. Si difficile de garder les yeux ouverts et de lutter. Lutter alors qu’il est plus facile de rester immobile, au chaud, loin des soucis, du fracas de la réalité de la vie. Fermer ses yeux et s’endormir.

dimanche 27 octobre 2013

A new day ( où l'auteur raconte une de ses journées)

Egotrip sur le titre du groupe australien Karnivool, très belle découverte un jeudi soir dans une salle bondée et acquise au groupe dont la voix était malheureusement sous mixée.
Trois concerts d'affilée, ce qui m'a permis, non seulement de revoir des gens que je n'avais pas vu depuis quelques mois voir quelques dizaines d'années, mais aussi de profiter de purs moments de rock et d'ambiance.
Car au final c'est bien aussi l'addition (comme dans les matchs de catch) du public de sa façon d'interargir qui fait aussi la réussite d'un concert, quelque soit la musique, la prouesse technique des musiciens ou la présence ou le sourire du chanteur ou de la chanteuse (quoi que...).




Traverser Paris qui passe dans ce mode nocturne qui , parait il , est tout mort et s'endort. Passer voir des amis, prendre des nouvelles de gens qui ne vont pas bien, croiser d'autres gens, partager et donner des nouvelles. Avoir le plaisir de pouvoir féliciter des gens pour leur bonheur.
Reprendre le métro et rentrer en se disant qu'il faudra écrire tout cela en évitant de faire des phrases à la BHL sans verbe ou alors juste avec des infinitifs.


Au matin du samedi , j'enfile mes chaussures et je pars faire fonctionner ce corps qui vieillit seconde après secondes pour tenter d'en profiter au maximum.
Je grimpe le long de Lamarck et je retrouve mes escaliers. Je croise une nonne et je descend en petites foulées.
Un vent délicatement chaud se lève et secoue la voûte verte et jaune qui me recouvre.
Je remonte en piétinant les feuilles jaunies qui tombent au ralenti sous le vent tandis que dans mes oreilles the Boxer Rebellion  répète sans cesse des non histoires d'amour et qu'il ne faut pas être aimer.

L'après midi, je file à la cinémathèque voir un film de ce cinéaste que j'apprécie de plus en plus au fil des films que je découvre. Le très touchant et si optimiste malgré tout Les nuits de Cabiria de Fellini (so Fellini).
Tendresse et magnifique personnage de prostituée campée par Giulietta Masina.

Et le soir, revoir le plus beau sourire de ce côté de l'univers pour un show très rock et qui démontre encore que la réussite n'est pas que dans la prestation purement scénique mais bien dans la réception et donc dans l'échange qui existe ente les gens, même si cela semble des fois si facile et factice.
Anneke se prête au jeu des photos, des signatures avec un talent et une patience qui ne peut pas ne pas être sincère (ou alors chapeau ).



Et on ne s'y trompe pas. Au delà du talent, du travail, des prouesses, du songwriting, la prestation live reste un moment privilégié où l'artiste entre en communion avec son public, où chacun comme dans un couple donne ce qu'il a à donner de bonne grâce, joue le jeu qu'il faut jouer afin qu'au final tout le monde reparte dans la nuit se coucher dans l'expectative que le nouveau jour qui se lèvera sera aussi bon, et s'endormir avec sur son visage le plus beau sourire de ce côté de l'univers.

http://www.karnivool.com.au/latest
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nuits_de_Cabiria
http://www.annekevangiersbergen.com/

mardi 15 octobre 2013

RAT RACE (où comment se nourrir en métropole parisienne)





Un des nouveaux sports inter urbain qui s’est développé depuis quelques années est l’attente de sortie de poubelles de supérette et supermarché.

Dans une évidente pulsion écologique dans le but de limiter le gaspillage, des dizaines de personnes attendent patiemment l’heure où, juste avant que les gigantesques camions poubelles ne passent, les dits magasins sortent leurs immenses containers remplis de déchets.
Uniquement de déchets ? Que nenni. Dans les vastes bacs de plastique rigide au couvercle de couleur se trouve souvent des produits de consommation dont la date limite de péremption  approche à grand pas.

En se souvenant bien que cette date de péremption a deux grand cas. Le « a consommer avant » qui est valable pour les produits souvent frais et qui fait qu’il vaut mieux effectivement éviter de consommer les dits produits après la fatidique deadline
Et il y a le «  à consommer de préférence avant » indiquant la date avant laquelle le produit, ben ça serait bien de la consommer, non pas qu’il soit fondamentalement nocif pour la santé mais surtout qu’il risque de ne plus pouvoir vous apporter le maximum de sa capacité. Le thé perdra de son arôme, le chocolat sera moins bon etc etc. 

Et tous les types de biens de consommation approchant la date limite finisse donc dans ces bennes qu’attendent avidement les rats.
Je les appelle – peut être méchamment- des rats car forcément ça me fait penser à cela.
Il y a pourtant du vautour à la base lorsqu’on les voit assis en face ou à coté de la porte, attendant tels des fauves affamés  des martyrs dans l’arène.
Et il y a de tout, des roumains, des gens un peu mal fringué, j’avais même une voisine  qui habitait mon immeuble (un loyer loi 48 or something) qui aurait donné de l’eau au moulin des personnes qui gueulent contre les assistés sociaux.
Alors comme  tant de fois, je ne peux m’empêcher de savourer toute l’ironie d’une dichotomie entre le coté révoltant de voir des gens chercher de la nourriture dans des bennes à ordre, couplé à un sentiment de profit facile par des gens qui clairement ne sont pas non plus des sans domicile fixes et le gaspillage  de nourriture encore bonne qui se retrouve récupérer et utilisée à bonne escient (enfin j’espère bien qu’il n’y a pas revente mais juste consommation  dans le cas des produits alimentaires).

D’aucun se poserait la question de notre société de surconsommation qui produit et produit tout et n’importe quoi en quantité astronomique, créant un gâchis certain.
De l’autre l’esprit indomptable de survie de l’être humain qui joue et profite du système, continuant perpétuellement de donner raison au darwinisme car même en bas de l’échelle, il faut se lever tôt et être organisé afin d’arriver à pourvoir profiter des bennes et aubaines et ne pas se retrouver le bec dans l’eau car même chez les rats, la compétition est rude et il faut être prêt et argumenter si l’on veut recevoir une part du gâteau.
Alors être un rat, utiliser tout pour sa survie, est-ce si dégradant, et si le souci ne venait pas aussi d’un mode de vie qu’il faudrait rectifier ?


dimanche 13 octobre 2013

Il est 5 heures....Paris s'éveille.



Retour à pied à travers les rues de Paris tôt le matin.
Tellement de choses se passent  à cette heure de la nuit, des couples qui s'engueulent, se traitent de tout les noms.
Hommes bourrés à la démarche hésitante. Queues espérant rentrer dans un boite de nuit, personnes en recherche d'un taxi ou en attente d'un premier métro ou d'un noctambus qui les ramènera au plus près de chez eux.
J'ai vu des hommes se battrent, d'autres n'essayant à peine de les séparer, faisant pleuvoir coup de poings et de pieds.
J'ai vu un type exploser son téléphone de rage à un autre homme.
J'ai vu des familles dormir dans la rue, un homme dormant dans un sac de couchage, dans une entrée de boutique avec une valise attachée par une chaîne à la porte du  magasin.
On m'a proposé des fleurs alors que je rentrais seul.
On m'a proposé de faire l'amour et probablement pas gratuitement.
J'ai proposé mon aide à une jeune fille qui sanglotait sous un porche.
J'ai vu des groupes scotchés à leurs portables en fin de soirée au lieu de discuter avec les gens autour d'eux.
Tnat de choses se révèlent à cause de l'alcool, des passions dans la nuit, sous la lumière des réverbères de la ville Lumière.
J'espère aussi pouvoir encore suivre longtemps les pulsions de cette ville que j'aime tant. Surtout au cœur de la nuit.


mardi 1 octobre 2013

World without end



La nuit tombe. Sombrer dans un sommeil sans rêve. Ou souffrir de troubles et se réveiller. Questions , interrogations sur maintenant, hier, demain, un peu plus tard, dans le futur.
Où aller, que faire, comment faire... Beaucoup, beaucoup trop de questions assaillent ma tête. Il est trop tôt.

Je profite de la chaleur de la couette et j'enfouis ma tête dans le coussin moelleux.
Seul dans le noir, j'essaye de me rendormir au son faible d'un groupe de pop.
Et si demain je n'étais plus là. Si jamais le sommeil sans rêve se faisait sans réveil.
Tellement de  choses peuvent arriver.
On ne sait jamais pour combien de temps nous sommes là, un jour, une heure, 100 jours, 100 ans.
Essayez de profiter de chaque sensation journalière et de faire chaque jour un jour unique, avec ses avancées.
Je ne sais pas pour combien de temps je suis encore là. Ni vous. ni ce monde là que l'on détruit à petit feu en y faisant à peine attention.

Car on a toujours l'impression que tout sera là, toujours, sans véritablement de changement.
Mais une attaque, un virus, une voiture, une explosion nucléaire, armageddon... Tout bascule si vite.
Et pourtant, au milieu de la nuit, se dire que même si on disparait, oublié et sans laisser un héritage, aucune trace indélébile si ce n'est que quelques larmes dans la pluie, des traces de pas sur le sable qu'une vague sans remords ni regret viendra effacer petit à petit.
Futilité que toute matérialité, reste seulement notre corps et tout ce qui peut le toucher et le meurtrir. Impulsions électriques et cellules bourdonnantes, transport d'informations diverses qui nous mènent à notre souffrance en silence.

Rien de bien nouveau sous le soleil ou dans le froid nocturne de la ville lumière.
Un bourdon butine de rose en rose, des sacs gorgés de pollen sur ses pattes.
Ainsi va la vie qui se propage et se recréée, Sic Transit Gloria Mundi.
Seule lumière palpable dans les ténèbres de mes errements nocturnes, cette certitude que malgré tout le vie perdurera, sous une forme ou sous un autre.
La mort c'est l'opposée de la naissance mais la vie elle, continue sans fin, ici ou ailleurs partout , dans cet univers ou dans un autre. Sans poule, sans oeuf, juste une immense continuité qui engloutit tout sur son passage.
Vanité suprême de l'homme de se croire important, supérieur à toute chose et à ses frères et sœurs imparfaits qui partagent son sort et son destin.
On repartira tous dans le néant magmatique de mondes sans réèlle fin.


Le jour se lève et c'est déjà demain.


jeudi 19 septembre 2013

The sense of insanity ( ou quid du bijoutier de Nice ?)

C'est toujours difficile de parler 'à chaud' d'une affaire qui est en cours, sans qu'il n'y ait eu encore d'instruction, de procès et de jugement prononcé (et encore moins d'appels).
Je n'irai pas dans le fond de l'évènement tragique qui de vol à main armée à fini par la mort d'un des présumés braqueurs par sa présumée victime, le bijoutier de Nice (qui d'ailleurs semble être assez habitué à se faire braquer s'il est bien le seul de sa profession pour une si grande ville mais passons cette pointe d'humour noir.)
Pas de jugement encore rendu et je n'irai pas débattre du bien fondé ou non de l'action du bijoutier, tout comme je n'irais pas tenter de justifier les actions de chacun.
Je condamne évidement toutes formes de crimes et je comprends très bien quelle a pu être la réaction du bijoutier lors de son agression, qui l'a amené à faire ce qu'il semble avoir fait.
Laissons la justice faire son travail.

Enfin si l'on peut car l'un des noeuds du problème semble bien être le sentiment d'injustice et d'impunité qui frappe les commerçants et le peuple qui semble s'exprimer à travers les réseaux sociaux.
Loin de moi l'envie d'accabler ce pauvre bijoutier mais c'est surtout la réaction que provoque cette affaire sur le net qui me trouble et me pousse à écrire.
Par curiosité malsaine, je suis allé voir la page facebook de soutien du dit bijoutier.
Et voilà à ma stupeur que un certain nombre de mes contacts (amis est le mot officiel mais bon) ont liké. Certains sans trop de surprise et d'autres plus. Et même un membre de ma famille.
Et je me demande ce qu'ils ont pu "apprécier". Je comprends que l'on puisse soutenir quelqu'un dans une épreuve, qui a été agressé, victime de violence physique. C'est bien normal. Chacun est libre de ses opinions et de ses combats.
Ce qui me chagrine , c'est de savoir où se situe exactement le soutien de chaque personne. Car si on parle de la loi sur les récidives et les peines plancher et que sais je encore, j'ai quand même la désagréable impression que le fond du débat et du soutien reste sur le droit fondamental de se faire vengeance soi même.


Alors j'entends les arguments de prise en main de la justice, lutter et ne pas se laisser faire, montrer que le vol ne pourra pas être sans conséquence si chacun réagit et contre-attaque.

J'ai l'impression de voir le débat de la peine de mort encore et toujours... Mais si,ça va dissuader les gens de faire ces crimes mon bon monsieur....

Et je comprends très bien le besoin et la soif de justice et les pulsions de violence qui peuvent s'emparer d'une personne qui a été agressé ou a été témoin d'une scène violente.
Mais est ce que le million + de likeur ont tous aussi été proches de ce genre d'expérience ?
Sont -ils tous des gens qui ont réagi à froid car si le bijoutier était en plein rush d'adrénaline, combien de personnes ont -elles pris le temps de réfléchir aux conséquences de chaque parole et geste même sur internet, de se rallier à un soutien où se trouvent des personnes qui vont jusqu’à limite appeler au lynchage, au dégommage à vue ( et ma foi s'ils sont arabes en plus...).
Je sais bien que c'est dur mais j'ai l'impression qu'il est plus difficile d'essayer de se retenir d'exercer des actions violentes que de céder à la loi du Talion.
Chaque like de cette page semble être ue goutte d'huile qui tombe sur le feu qui attise la violence.
Alors oui ceux qui ont vécu (ou vivent) des agressions savent que c'est dur de subir ce sentiment que la loi (et/ou la police et/ou les politiques) ne font pas assez leur travail et donne un sentiment de colère et d'injustice qui tord le ventre. Mais quand bien même exploser la tête de la personne qui a causé du tort semble faire du bien, avance t'on vraiment dans la bonne direction ? La violence amènera t'elle une solution à la violence ? Est ce que les futurs braqueurs avec des lois plus dures et l'idée que chaque commerçant  soit armé comme dans un film de Cameron et capable de se défendre va les faire réfléchir et empêcher d'aller braquer des commerces ? Faut il rétablir la peine de mort pour dissuader ces gens ? N'y a t'il pas un risque que les braqueurs deviennent plus violents au final et tirent dans le tas dès que le commerçant bougera les mains ?

Je n'ai pas la réponse, peut être que personne ne l'a.
L'une de mes seules certitudes c'est que le net aidant, les idées circulent plus et les gens se lâchent plus grâce à un certain anonymat. Et que chaque réaction à chaud et chaque commentaire ne condamnant pas la violence, quel que soit le côté d'où elle provient, ne fait qu'amplifier le climat de violence et d'insécurité que certains semblent sentir de plus en plus proche d'eux, à juste raison ou pas. Et finit par devenir partie du problème.

Delenda Carthago qu'il disait...

dimanche 8 septembre 2013

Sans contrefaçon (passage d'un après midi d'automne à Bercy)

En route pour la cinémathèque afin de (re)voir probablement mon Renoir préféré, French Cancan, je passe donc par Bercy et son palais omnisport avec son lot de personnes en attente. Rapide indentification aux T shirts et au style.
"-C'est pour une place pour Mylène Farmer ?
-Non c'est pour une Jean Renoir."

14H15 et la queue est déjà longue pour la fosse.
Plein de sacs de couchage, couvertures de survie, fans en attente depuis un certain temps pour voir leur idole sur scène.

Flash forward de 1H50 : sortie de film, la queue est toujours plus longue, des gens continuent d'affluer, avec même des jeux pour patienter. Et plus en plus de personnes avec des petits panneaux, certains à la recherche d'une place et beaucoup d'autres pour en revendre.
J'ai beau m'éloigner du Palais omnisport, on vient vers moi me proposer des billets.
"- Pour qui ?
-Mylène Farmer. Sans contrefaçon , je suis un garçon" le scalper me dit dans un sourire.

1, 2, 3, 4 , 5 , 6  scalpers (ouuups pardon je voulais dire personne ne pouvant pas se rendre au concert et tentant de revendre leur place au dernier moment devant la salle...Bummer. Je n'ai pas osé demander le prix)

En descendant les escaliers du métro, jusqu'en bas dès la sortie des tourniquets, des propositions.

Parti rejoindre la ligne 14, je dévale gaiement l'escalier où en bas, une vieille femme attend un carton à la main.
Tout est bon pour être sûr d'avoir une place ou d'en vendre une, pensais-je..

J'arrive en bas et je vois l'inscription sur son panneau.

'J'ai faim . Merci'

J'ai eu honte.