Se lever et aller courir malgré la couverture nuageuse, les rues barrées, encrottées.
Monter encore et encore.
Sourire sous l'effort , sourire lorsque le vent soulève une robe fendue en haut de la butte.
Monter et descendre encore et encore.
Remonter et sentir la pupille se dilatant tandis qu'un rayon de soleil perce les nuages et les feuillages pour illuminer directement son oeil droit.
Croiser un couple qui descend main dans la main, elle en jupe, petite. Lui grand et protecteur.
Arriver en haut, tourner et entamer la descente.
Recroiser le couple , devant un lampadaire, à mi chemin entre paradis et enfer, unis dans un baiser à la fois férocement tendre et délicatement passionné.
Sourire en se disant que Doisneau n'aurait pas fait mieux.
Profiter de la beauté sous toutes ses formes, surtout les petits détails.
dimanche 16 juin 2013
lundi 27 mai 2013
Metropolis part 1 (ou plutôt Geekopolis part 1 )
Geekopolis, énorme expo convention sur paris Montreuil.
5 quartiers, 5 ambiances et pourtant beaucoup, beaucoup, de choses à voir.
A travers le net, les liens facebook et autres il est possible de trouver compte rendus et nombres photos.
J'ai vu bien sûr des amis, des découvertes, des séries, des jeux et des coussins à air.
Des jedis et des imperiaux en adulte et accompagnés de leur progénitures, répliques miniatures.
Des elfes au milieu du Nautilius, une reine blanche emma frost qui a froid.
Un ange des escalators. Victoriens sur des échasses de bois mécaniques. Des poissons volants, une fresque à 6 mains. Batman et son robot géant.
Viseurs et pistolets, épées de mousses, armures du fond des âges, zombies et Mickaël Jacksons.
Personnes curieuses, de tous âges et probable diverses catégories sociales, venues vivre leur passion, leur hobby au milieu de leurs semblables sans peur de jugement, dans la bonne humeur malgré les accrochages et les disputes. Sourire, rire, rigoler et s'offrir au monde malgré tout, le déguisement bricolé, la silhouette loin des canons de beauté actuels.
Juste profiter avec bonheur pendant deux jours d'une communauté basée sur l'imaginaire sans arrière pensées ou regards de travers.
5 quartiers, 5 ambiances et pourtant beaucoup, beaucoup, de choses à voir.
A travers le net, les liens facebook et autres il est possible de trouver compte rendus et nombres photos.
J'ai vu bien sûr des amis, des découvertes, des séries, des jeux et des coussins à air.
Des jedis et des imperiaux en adulte et accompagnés de leur progénitures, répliques miniatures.
Des elfes au milieu du Nautilius, une reine blanche emma frost qui a froid.
Un ange des escalators. Victoriens sur des échasses de bois mécaniques. Des poissons volants, une fresque à 6 mains. Batman et son robot géant.
Viseurs et pistolets, épées de mousses, armures du fond des âges, zombies et Mickaël Jacksons.
Personnes curieuses, de tous âges et probable diverses catégories sociales, venues vivre leur passion, leur hobby au milieu de leurs semblables sans peur de jugement, dans la bonne humeur malgré les accrochages et les disputes. Sourire, rire, rigoler et s'offrir au monde malgré tout, le déguisement bricolé, la silhouette loin des canons de beauté actuels.
Juste profiter avec bonheur pendant deux jours d'une communauté basée sur l'imaginaire sans arrière pensées ou regards de travers.
mardi 14 mai 2013
Dancing in the street (ou le métropolitain)
Lamarck, lundi matin 9H10.
Direction aubervilliers, un couple danse.
Lui grand Blanc a casquette, chantonnant.
Elle, petite métisse aux cheveux ondulés flottant en rythme.
Il chantonne, c'est incompréhensible.
Ils se trémoussent, se serrent, reliés par les fils de leurs casques respectifs au lecteur.
De l’autre côté, les futurs passagers regardent mi étonnés, mi souriants.
Mon premier réflexe est de me demander si ils sont sous l'emprise d'une drogue ou de l'alcool pour s'agiter comme ça.
Je me mords la lèvre. Pourquoi ne pas simplement savourer et se réjouir de voir un spectacle aussi charmant et sympathique dès le matin.
Si on laissait un peu plus de bonheur se glisser dans nos vies sans nous inquiéter de tout.
Profiter simplement.
ET danser et chantonner sans se soucier du regard du Monde.
Direction aubervilliers, un couple danse.
Lui grand Blanc a casquette, chantonnant.
Elle, petite métisse aux cheveux ondulés flottant en rythme.
Il chantonne, c'est incompréhensible.
Ils se trémoussent, se serrent, reliés par les fils de leurs casques respectifs au lecteur.
De l’autre côté, les futurs passagers regardent mi étonnés, mi souriants.
Mon premier réflexe est de me demander si ils sont sous l'emprise d'une drogue ou de l'alcool pour s'agiter comme ça.
Je me mords la lèvre. Pourquoi ne pas simplement savourer et se réjouir de voir un spectacle aussi charmant et sympathique dès le matin.
Si on laissait un peu plus de bonheur se glisser dans nos vies sans nous inquiéter de tout.
Profiter simplement.
ET danser et chantonner sans se soucier du regard du Monde.
dimanche 12 mai 2013
Pure (jogging in Montmartre again)
Puff puff.
On reprend tout doucement le rythme et on recommence a remonter les rues et à gravir le mont qui mène à la plus belle vue de Paris.
Il est à peine 9H00. Il fait frais mais le soleil qui pointe de temps en temps réchauffe les peaux qu'il effleure de ses rayons.
Puff Puff.
Je redescends les escaliers et me dirige vers le funiculaire. Je commence à descendre en petite foulée les 222 marches.
Tiens un pub va s'ouvrir dans les hautes maisons aux fondations de biais qui longent le long escalier au charme si typique, sous les arbres au temps de la frondaison.
Hop hop hop, down the stairs.
Un couple de jeunes se tiennent sur le rebord de la pente. Les manteaux sous les fesses, un rayon de soleil traversant à peine pour les caresser.
Lui jeune, cheveux court, un gobelet macdo à ses coté en jean.
Elle cheveux attachés en chignon, ayant enlevé ses chaussures, en jupe courte les jambes alongées sur la paroi descendante en pierre, mangeant un wrap.
Ils discutent.
Ils ont dû discuter toute la nuit.
Je passe rapidement et remonte les escaliers.
Han han.
Je ne sais pas ce qu'ils racontent, Ted Leonard chante qu'il est en recherche de ce qui est pure dans mes oreilles.
Je suppose qu'ils refont le monde.
Puff puff.
Je redescends de nouveau accompagné de nombreux joggers venus transpirer.
Elle l'écoute attentive, il tente un baiser dans le cou. Ou alors a t'elle quelque chose qui la chatouille à cet endroit.
Elle ramene ses jambes contre elle en position foetale.
Han han.
On remonte en petite foulée.
Je les regarde d'un coup d'oeil. Il parle toujours et elle le regarde. Amoureuse. Ses grands yeux fixés sur lui.
Les cheveux se détachant légèrement du chignon vite fait et avec de grands boucles d'oreilles qui luisent sous la lumière comme ses ongles de pieds au verni nacré.
Elle dépose ses lèvres sur ses genoux sans le quitter du regard.
Lui parle toujours.
Puff puff.
Redecente en respirant à fond.
Han han, deux par deux paliers on remonte.
Elle s'étire et remonte ses fins bas transparents qui étaient tombés sur ses chevilles.
Il parle toujours et elle le regarde toujours sans un mot avec cette beauté touchante qu'ont les jeunes filles amoureuses malgré une nuit sans sommeil, malgré les joggers en sueur et les touristes chinois. Seuls tout les deux dans le soleil levant, sous les arbres. A Montmartre.
On reprend tout doucement le rythme et on recommence a remonter les rues et à gravir le mont qui mène à la plus belle vue de Paris.
Il est à peine 9H00. Il fait frais mais le soleil qui pointe de temps en temps réchauffe les peaux qu'il effleure de ses rayons.
Puff Puff.
Je redescends les escaliers et me dirige vers le funiculaire. Je commence à descendre en petite foulée les 222 marches.
Tiens un pub va s'ouvrir dans les hautes maisons aux fondations de biais qui longent le long escalier au charme si typique, sous les arbres au temps de la frondaison.
Hop hop hop, down the stairs.
Un couple de jeunes se tiennent sur le rebord de la pente. Les manteaux sous les fesses, un rayon de soleil traversant à peine pour les caresser.
Lui jeune, cheveux court, un gobelet macdo à ses coté en jean.
Elle cheveux attachés en chignon, ayant enlevé ses chaussures, en jupe courte les jambes alongées sur la paroi descendante en pierre, mangeant un wrap.
Ils discutent.
Ils ont dû discuter toute la nuit.
Je passe rapidement et remonte les escaliers.
Han han.
Je ne sais pas ce qu'ils racontent, Ted Leonard chante qu'il est en recherche de ce qui est pure dans mes oreilles.
Je suppose qu'ils refont le monde.
Puff puff.
Je redescends de nouveau accompagné de nombreux joggers venus transpirer.
Elle l'écoute attentive, il tente un baiser dans le cou. Ou alors a t'elle quelque chose qui la chatouille à cet endroit.
Elle ramene ses jambes contre elle en position foetale.
Han han.
On remonte en petite foulée.
Je les regarde d'un coup d'oeil. Il parle toujours et elle le regarde. Amoureuse. Ses grands yeux fixés sur lui.
Les cheveux se détachant légèrement du chignon vite fait et avec de grands boucles d'oreilles qui luisent sous la lumière comme ses ongles de pieds au verni nacré.
Elle dépose ses lèvres sur ses genoux sans le quitter du regard.
Lui parle toujours.
Puff puff.
Redecente en respirant à fond.
Han han, deux par deux paliers on remonte.
Elle s'étire et remonte ses fins bas transparents qui étaient tombés sur ses chevilles.
Il parle toujours et elle le regarde toujours sans un mot avec cette beauté touchante qu'ont les jeunes filles amoureuses malgré une nuit sans sommeil, malgré les joggers en sueur et les touristes chinois. Seuls tout les deux dans le soleil levant, sous les arbres. A Montmartre.
mercredi 8 mai 2013
Under the sun (ou rude journée et réconfort)
Comme tout le monde, il y a des jours où l'on est plus en forme que d'autres.
Des jours où des tensions et des obstacles se dressent devant votre route.
Des jours où l'on doute, où l'on se pose des questions.
Des jours tendus et des nuits raccourcies par ses pensées qui empoisonnent l'âme.
De ces jours où des nouvelles vous tombent dessus et vous découvrez que finalement votre vie malgré tout est tout bonnement fabuleuse à la vue des épreuves qui tombent sur des gens qui vous sont proches.
Et que cette proximité vous touche plus que les malheurs dont les échos hantent les pixels des écrans hautes définitions que l'on regarde le regard frappé de terreur tel un lapin hypnotisé par les phares de la voiture qui s’apprête à l'écraser, en se disant que c'est horrible et qu'on a de la chance.
De ces jours où oui la réalité et sa dureté âpre se frotte à notre monde enchanté et cotonneux par une capillarité de proximité.
Et l'on repart chez soi, frissonnant en se disant qu'on est content que ça ne soit pas nous avant de se mordre la lèvre en pensant au coté méchant de ce genre de réflexions.
Et on rentre, la tête remplie de tout ça.
Et on sent le soleil qui chauffe le visage.
Une douce mélodie de piano s'échappe d'une ruelle, claire et vivante. Jouée Live comme disent nos voisins d'outre manche.
Un piano a roulettes en bas de vertigineux escaliers, un soleil qui brille et des notes qui scintillent.
La main arrête le baladeur.
S'arrêter de penser, de se tracasser quelques secondes et profiter.
Profiter de la vie, de cette ville qui a tant à offrir.
Attendre la fin du morceau, regarder autour de soi, voir les sourires s'afficher et les portables se dresser.
Sourire aussi et applaudir parce que la beauté et le réconfort le mérite bien.
Tous ensembles, avec tragédies, tensions et petits bonheurs sous le soleil.
Des jours où des tensions et des obstacles se dressent devant votre route.
Des jours où l'on doute, où l'on se pose des questions.
Des jours tendus et des nuits raccourcies par ses pensées qui empoisonnent l'âme.
De ces jours où des nouvelles vous tombent dessus et vous découvrez que finalement votre vie malgré tout est tout bonnement fabuleuse à la vue des épreuves qui tombent sur des gens qui vous sont proches.
Et que cette proximité vous touche plus que les malheurs dont les échos hantent les pixels des écrans hautes définitions que l'on regarde le regard frappé de terreur tel un lapin hypnotisé par les phares de la voiture qui s’apprête à l'écraser, en se disant que c'est horrible et qu'on a de la chance.
De ces jours où oui la réalité et sa dureté âpre se frotte à notre monde enchanté et cotonneux par une capillarité de proximité.
Et l'on repart chez soi, frissonnant en se disant qu'on est content que ça ne soit pas nous avant de se mordre la lèvre en pensant au coté méchant de ce genre de réflexions.
Et on rentre, la tête remplie de tout ça.
Et on sent le soleil qui chauffe le visage.
Une douce mélodie de piano s'échappe d'une ruelle, claire et vivante. Jouée Live comme disent nos voisins d'outre manche.
Un piano a roulettes en bas de vertigineux escaliers, un soleil qui brille et des notes qui scintillent.
La main arrête le baladeur.
S'arrêter de penser, de se tracasser quelques secondes et profiter.
Profiter de la vie, de cette ville qui a tant à offrir.
Attendre la fin du morceau, regarder autour de soi, voir les sourires s'afficher et les portables se dresser.
Sourire aussi et applaudir parce que la beauté et le réconfort le mérite bien.
Tous ensembles, avec tragédies, tensions et petits bonheurs sous le soleil.
mercredi 24 avril 2013
What happens now ? (ou quid du futur post mariage pour tous)
23 Avril 2013
L’assemblée nationale française
vote le mariage pour tous, légalisant le mariage homosexuel.
23 Avril 2013 18H17
Alexia se jette dans les bras de Muriel.
Elles s’embrassent et pleurent de joie.
Pour Alexia, le plus important
n’est pas tant de pouvoir être unie à celle
qui partage sa vie depuis plus de 4 ans que d’être enfin reconnue aussi comme une
citoyenne comme les autres, jouissant des mêmes droits.
Oui, elle demandera Muriel en
mariage. Pour le geste, pour la protection, par amour et pour être comme tout
le monde, unique mais semblable.
Juin 2013
Les premiers mariages sont
célébrés dans les mairies. La liste d’attente de certaines mairies de grandes
villes s’étalent jusqu’à début janvier
2014.
24 Juin 2013
Hélène, invitée au mariage d’étienne et Ahmed, applaudit malgré le
fait qu’elle a des réticences sur nombres de points, surtout vis-à-vis des
enfants. Elle se souvient des manifestations sous le soleil en Avril pour
éviter tout ça.
Ahmed n’arrive à peine à articuler
son « oui » tellement il sanglote.
A les voir s’embrasser tendrement
sous les applaudissements, Hélène ne peut s’empêcher de se demander si le
mariage ne devrait pas être l’union de deux êtres qui s’aiment avant tout,
l’union de l’Amour.
Juillet 2013
Le raz de marée des mariages se
tarit assez rapidement.
Aout 2013
Des violences et des actes de
dégradations se propagent à travers la France.
Le nombre des agressions
homophobes augmentent drastiquement,
principalement durant les célébrations. On déplore 5 morts et de nombreux blessés
durant l’été particulièrement chaud.
8 Mai 2014
Josette secoue la tête. Elle
savait bien que ça finirait mal cette histoire. On ne peut pas aller contre les
lois de la nature et de Dieu. Elle regarde le faire-part qui traine sur le guéridon à côté
de la photo de son défunt mari. Raymond n’aura pas apprécié non plus c’est sur,
heureusement qu’il n’est plus là pour voir son propre fils se marier avec un
autre homme. Sainte Mère de Dieu et il ose encore même poussez le vice à l’inviter
à cette abomination.
Raymond l’aurait renié. C’est évident.
C’était pourtant un si gentil
garçon, éveillé et curieux. Elle repense à sa joie lorsqu’il avait eu son
doctorat. Qu’elle était fière, personne n’avait réussi à avoir une situation
aussi belle dans la famille. Qu’elle était fière.
Ses yeux passèrent de la photo de
Raymond au faire part.
Et si l’amour qu’elle portait
pour son fils était plus important que ça ? Et si tourner le dos aux
pécheurs, aux âmes en peine étaient un
plus grand péché que celui d’être contre
la nature.
Si après tout il y a de l’Amour,
pourquoi enterrerait-elle le
sien. ? C’est son fils. La chair de sa chair, quoi qu’il fasse elle ne
peut pas aller contre la nature elle-même. Celle qu’une mère doit aimer et
protéger son enfant.
Elle saisit péniblement la carte
et la contemple. Peut - être pourra t’elle quand même aller le voir, elle se
fait trop vieille pour vivre encore dans la rancœur.
Février 2015
Premier divorce homosexuel.
1er Mars 2015
D. est content, on commence à
voir les fêlures du système. Ce qui avait failli arriver en avril 2013 ne
serait tarder. On reconstruira ce pays sous une meilleure morale, comme avant
et les pédés n’auront pas leur place dans l’ordre social. Il ne manque plus que
quelques cas d’enfants abusés et on pourra enfin renverser cette loi insensée
qui précipite la fin de notre civilisation.
Oui le temps va venir.
Juin 2016
Eric et Emmanuel demandent le
divorce. Cela faisait quelques années
que le feu n’était plus là. Malgré les efforts pour tenter de redresser
la barre, le flot du train-train quotidien a fini par émousser le désir
–beaucoup-, les sentiments-un peu-.
Au départ Eric ne voulait pas
divorcer pour Gabriel, leur fils. Il n’a que 7 ans, il est tout petit et ne
comprendrais pas. Déjà qu’à l’école il
est stigmatisé parce qu’il n’a pas de « vraies » mamans.
Emmanuel, lui, n’en peut plus. Il
a toujours de la tendresse pour Eric et adore Gabriel mais il étouffe, il a
besoin de partir mais il est arrivé à un point de non retour. La position n’est
plus tenable, il n’y a plus de bonheur.
Gabriel écoute ses parents en les
regardant avec de grands yeux marron. Il ne comprend pas trop pourquoi ses
papas ne vont plus être ensemble. C’est nul mais d’un autre côté ils se
criaient fort dessus souvent.
Gabriel sourit à ses papas. Après
tout, ce qui est cool, c’est que maintenant, il devrait pouvoir avoir une place
dans le gang des divorcés à l’école. Et mine de rien, c’est le plus gros groupe
de la cour.
Janvier 2025
Devant la surpopulation mondiale
et la baisse drastique des ressources naturelles, le conseil de sécurité
encourage l’homosexualité et l’abstinence par diverses aides et avantages.
Eté 2026
Julien a honte. Ça lui est arrivé
lors de la douche après le sport. Il a regardé Emma, la brune athlétique. Ses
courbes, ses formes pleines, le téton brun qu’il aperçu au détour d’un
savonnage.
Il est troublé. Il sent une
érection naissante qu’il tente de cacher. Il tourne l’eau froide. Il en peut
réprimer un petit cri alors que l’eau glaciale vient doucher son enthousiasme.
Il n’ose plus la regarder de peur de trahir ses sentiments et ses désirs.
Comment va-t-il pouvoir expliquer
ça à ses parents ? Pourtant Marie
et Myriam devraient comprendre que le corps féminin a des attraits redoutables.
Julien regarde rapidement à
droite à gauche et espère que personne n’a remarqué son début d’érection. Le
dernier hétérosexuel qui avait tenté de draguer une fille s’était fait jeté à
terre et bourré de coups de pieds sous prétexte qu’il mettait en danger la
survie du monde. Comme si vouloir juste aimer être avec une personne du sexe
opposé allait relancer la surpopulation
mondiale d’un coup.
Julien veut juste plonger son nez
entre les formes d’Emma et embrasser son corps et lui faire l’amour, approcher
son sexe tendu de ses lèvres enfouies sous le délicat buisson de son pubis.
Cette nuit là, il se masturbera
frénétiquement en pensant à ces seins lourds et essuiera avec honte sa semence
à l ‘aide d’un mouchoir. Il s’endormira rempli
de frustration en rêvant d’un monde meilleur.
mardi 23 avril 2013
We are Family ( Ou comment j'ai du mal à comprendre les manifestants pour tous.)
Encore et toujours les manifestations contre le Mariage Pour
Tous grâce à des manifestations Pour Tous (Y compris FN, groupes identitaires
et extrémistes de tout poil- enfin au début), pour tous mais contre une
minorité surtout.
S’il est évident qu’il y a des débordements de toutes sortes
(poursuites, insultes, menace de- Oh my God- guerre civile… pour des gens
concernés par le bien être des enfants,
je ne suis pas certain qu’ils saisissent bien ce qu’une guerre civile peut
faire comme ravages), le débat agite les rues et le net et c’est quelque chose
de bien.
Car c’est vrai que le sujet est délicat et mérite d’être réfléchi et discuté.
Un référendum, pourquoi pas mais bon on sait bien que la
peine de mort n’était pas un plébiscite des Français et bien qu’entendre des gens – pire des
politiques- parler de déni de démocratie parce qu’on avance les dates et que le
parlement fait son travail n’est pas le meilleur argument pour assurer la
validité du débat.
Car ce débat est en train de tourner à la flame war
internet, mais en vrai.
Les gens balancent des arguments de plus en plus fallacieux
au fur et à mesure que le ton monte. Ça troll sévère, même à l’assemblée (mon
dieu « assassiner les enfants… », J’espère que ce n’est que de la
légende urbaine).
Ça se chauffe pour un oui pour un non (guerre civile, va y
avoir du sang… non mais sérieux et vous élevez des enfants comme ça ? Vous
me faites peur...)
Bref, comme sur internet, on a tous le bon droit et on sera
là jusqu’au bout avec des arguments plus ou moins (et plutôt moins que plus,
des deux cotés) sensés et raisonnables.
Alors j’essaye de comprendre ce qui secoue les militants
contre le mariage pour tous mais pour les manifestations pour tous.
Je laisse passer silencieusement la vulgaire homophobie qui
refuse le simple mariage entre personnes du même sexe, là il est clair
qu’on ne peut plus rien pour eux mais qu’ils se rassurent, en cas d’apocalypse zombie, ils
survivront probablement très bien à l’assaut des zombies bouffeurs de
cerveaux.
Reste ben… le reste.
Comment justifier que deux personnes ne peuvent pas accéder
au même statut civil s’ils en ont envie uniquement basé sur le fait que l’on
considère que c’est sensé être entre un sexe et un autre différent ?
Comment peut on refuser le même droit à d’autres sous
prétexte qu’ils ne sont pas les mêmes ?
En quoi accorder ce droit brise quelque chose dans pour les
gens qui ont aussi ce droit, pourquoi être si exclusif tout ca parce que la
tradition veut ça ?
Est-ce que donner le droit de vote aux femmes a été aussi
dur à faire avaler aux hommes ?
Même si tous ne veulent pas se marier, refuser ça ne tient
pas debout, surtout qu’il s’agit de mariage civil et pas religieux. Ils n’avaient
qu’a déposer la marque Mariage si ça les dérangeait qu’on appelle ça un mariage
car au-delà du nom, c’est bien aussi le droit d’être reconnu comme des gens
normaux et que la question de la sexualité ne doit pas rentrer en compte pour
les droits (comme la religion d’ailleurs ainsi que la couleur de cheveux).
Après vient la délicate notion de PMA, GPA, de la famille
avec le papa, la maman ou deux papas et deux mamans.
Et j’avoue encore avoir du mal encore avec les arguments
contre cela.
Que l’on s’inquiète de casser un schéma parental
traditionnel et des conséquences sur la psyché/comportement des enfants est
tout ce qui est de plus normal.
Je n’oserai pas vous refaire le cours d’histoire familiale comme
quoi le soit disant un papa, une maman, des enfants n’est pas si traditionnel
que ça dans les faits et ce, même de nos jours. (cf billet précédent)
Alors le corps humain n’est pas source de vente et de
marchandage. Certes, je suppose que toucher des aides et des primes pour la
naissance ou plusieurs enfants ne comptent
pas, mais quid des aides médicales pour aide à la procréation pour les
couples (même hétérosexuels) qui ont des problèmes pour concevoir ?
Doit on aussi leur refuser un tripatouillage et leur renier
le droit d’avoir des enfants possédant leurs propres gènes ? Oui la
gestation peut avoir des dérives mais raison plus de contrôler et réglementer
cela, car comment peut on vouloir faire des enfants et ne pas comprendre que
d’autres peuvent avoir le même désir mais que des impératifs biologiques
empêchent la réalisation de ce désir sincère ?
Comment refuser qu’une personne possède deux parents qui
l’aimeront sous prétexte qu’ils sont du même sexe ? Un enfant adopté par un parent seul sera
élevé quand même au final par un autre parent.
J’entends aussi le problème du schéma parental et la santé
mentale des pauvres enfants.
Je comprends un principe de précaution qui fait que l’on
préfère ne pas prendre de risques concernant une chose aussi importante.
Mais comment croire qu’autoriser la famille homoparentale va
tuer le schéma hétéroparental ?
Pourquoi condamner d’avance quelque chose sans avoir
essayé ? Dans le cadre d’une adoption de toute façon, l’enfant sera suivi.
Les services sociaux et de l’enfance sont là aussi pour
suivre au cas où des enfants auraient, car combien d’enfants de couples hétérosexuels
sont névrosés, mal éduqués, perturbés par des parents seuls, qui s’engueulent,
ne se parlent plus, divorcent, ou que sais-je ?
Pourquoi ne pas dans ce cas assumer la position jusqu’au
bout et demander un permis parental pour être certain que l’enfant sera élevé
avec de bonnes règles d’éducation et de morale ?
Comment vouloir qu’une personne qui aime un enfant et qui
l’éduque et participe à sa vie ne puisse pas être reconnu comme un parent à
part entière, avec les avantages qu’il pourra donner.
Est-ce si préférable de n’avoir que des enfants en attente
d’être adopté ou être adopté par un parent seul (ce qui est déjà le cas de
nombreux homoparents-ne nous voilons pas la face) plutôt que d’autoriser deux
personnes qui aiment et désirent cet enfant de pouvoir être reconnu comme
parents à part égale?
Pourquoi refuser à un enfant d’être aimé par plus de
personnes, plus de membres de famille (des tatas, des grand parents, des
cousins…) uniquement parce que la personne n’a pas le bon sexe (qui reste quand
même un choix aléatoire de la nature).
Parce qu’au final, comprenez bien que tous les homos ne
voudront pas se marier et/ou avoir des enfants.
Mais que ceux qui le veulent, le feront par choix, par
amour, par désir et par envie d’être unis à une personne et d’élever un enfant
comme tous les autres parents.
Et que, quand bien même un enfant aura des « carences » vis-à-vis du
schéma traditionnel, le fait d’être entouré de gens qui l’aime n’est il pas un
risque que l’on peut tenter ? Un seul parent est il moins déstabilisant
que deux, même s’ils ne sont pas de sexes différents ?
Au final, quels parents hétérosexuels pourraient honnêtement
vouloir faire un enfant sans même se poser la question de savoir s’ils feront de
bons parents et passer outre ce sentiment pour tenter l’une des plus
formidable aventures qui soit ?
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